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Les députés des Français de l’étranger devront être une force motrice

Candidat aux législatives des Français de l’étranger en Amérique latine – Caraïbes, Joël  Doglioni souhaite encourager les parcours et les trajectoires de vie à l’international. Attentif aux jeunes générations, il nous dévoile des propositions chocs pour développer avec l’ensemble des acteurs publics un nouvel ADN collaboratif qui permette aux jeunes talents d’être aidés par de vrais réseaux actifs sur le terrain. 

 

 

INTERVIEW DE JOEL DOGLIONI, CANDIDAT A L’ELECTION LEGISLATIVE DES FRANCAIS DE L’ETRANGER DANS LA DEUXIEME CIRCONSCRIPTION AMERIQUE LATINE – CARAIBES

1 / Quel regard portez-vous sur la mobilité et l’expérience de vie à l’international des jeunes ?

C’est quelque chose de très positif et j’en parle d’expérience : tous les jeunes qui sont passés par mon entreprise sont repartis différents, portant un regard différent sur l’Amérique latine et sur le monde. Ils m’ont aussi apporté leurs connaissances, leur capacité analytique et leur rapidité à déceler les facteurs de progrès. Bref, en tant qu’entrepreneur Français à l’étranger, j’ai aussi gagné à leur contact. Les jeunes doivent rester des Français fiers de leur culture et de leurs valeurs, mais ils vivent dans un monde qui bouge, qui échange et qui se globalise. Alors, qu’ils connaissent ce monde et soient prêts à en tirer le meilleur parti est essentiel. Ceci étant il ne suffit pas de leur dire « vous devez passer 6 mois hors de France ». Comme vous le demandez dans votre Charte, il doit y avoir un accompagnement de la puissance publique, des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises. C’est un chantier sur lequel je souhaiterais m’investir si je suis élu député.

2/ Comment et par quels nouveaux projets, les députés des Français de l’étranger qui siègeront à l’Assemblée nationale pourront permettre à la jeunesse d’être plus à l’aise avec le mot « Entreprendre » ?

Les jeunes sont naturellement à l’aise avec le mot « entreprendre ». Entreprendre au sens économique n’est qu’un des aspects de la capacité créatrice propre à la jeunesse. Mais encore faut-il que la société française appuie les jeunes entrepreneurs. A cet égard, les députés des Français de l’étranger devront être une force motrice. Le VIE, par exemple, est encore freiné faute d’offres suffisantes des entreprises. Je propose également de créer un vrai réseau de parrainage coordonné entre tous les acteurs du commerce extérieur avec un médiateur par pays et de travailler au renforcement des synergies entre les entreprises françaises et les universités françaises de ce continent. La prise en charge financière des premiers dépôts de sauvegarde de la propriété intellectuelle et l’instauration de barèmes dérogatoires sont également des idées très intéressantes et peu coûteuses.

3/ Que pensez-vous de la « Charte de la jeunesse » transmise à l’ensemble des candidats à la députation des Français de l’étranger dans la deuxième circonscription ?

Cela ne vous étonnera pas si je vous dis que je suis à 100% en accord avec son Esprit et les propositions qu’elle contient.

4/ Que pensez-vous de l’expérience d’universités d’Amérique du Sud qui permettent à des jeunes de démarrer une activité protégée et aidée par des législations incitatives au milieu d’une ambiance véritablement stimulante ?

C’est une des clés du succès, à l’évidence. Si l’on regarde les grandes aventures techniques et commerciales de ces dernières décennies, notamment dans la sphère du Net, on voit bien que ce sont des affaires qui ont démarré le plus souvent de façon très artisanale, « dans un garage », mais qui se sont développées rapidement parce que l’inventivité de jeunes talents a pu se connecter à un environnement universitaire, juridique et financier très porteur, comme celui de la Californie. Les universités d’Amérique latine l’ont compris et je suis sûr que, grâce à leur inventivité et à leur dynamisme, sortiront demain de leurs laboratoires des process et des inventions qui viendront révolutionner la vie de leurs contemporains. Je souhaite simplement que la France ne reste pas en dehors de ce mouvement et que nos universités et nos labos puissent être aussi des lieux où démarrent des « success story » à la française.

5/ Existe-t-il aujourd’hui dans les Amériques et dans le monde des modes de gouvernance dans la décision publique ou dans la sphère privée qui se distinguent par leur caractère innovant ?

L’Amérique a une aptitude fondamentale à aller chercher les talents où ils se trouvent et à les utiliser au mieux. Lorsqu’on regarde les parcours professionnels des élites latino-américaines, on constate leur extraordinaire mobilité. Les ponts sont beaucoup plus nombreux ici qu’en France. Au cours de sa carrière un professeur d’université aura de fréquentes opportunités de mettre ses connaissances au service de son pays en occupant des postes de responsabilité dans l’administration ou l’entreprise. A son retour, il en fera bénéficier aussi ses étudiants. Cette flexibilité est encore exceptionnelle en France où la haute fonction publique, notamment, fonctionne en circuit fermé.

Ceci étant, je ne souhaite pas peindre un paysage tout en rose. L’Amérique latine doit encore accomplir un effort colossal pour faire céder ses propres mécanismes d’exclusion sociale. Mais j’ai bon espoir et je crois que ce continent bouge vite. Je suis comme lui : optimiste !

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