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Les réseaux sociaux, le nouveau terrain de jeu de la prostitution

De Facebook à Snapchat en passant par Instagram ou encore Tic Tok, la prostitution est omniprésente sur Internet. Les réseaux sociaux facilitent la dissimulation, l’anonymat et la discrétion qui permettent de développer des activités illicites.

“Les deux tiers des activités de la prostitution passent par les nouvelles technologies”. Une méthode qui arrange les proxénètes mais qui n’est pas sans risques” selon la Fondation Scelles.

En exerçant via Internet, les travailleurs du sexe ne sont plus embêtés par les forces de l’ordre pour racolage sur la voie publique. Et les clients deviennent, eux, invisibles au regard de la justice. En France, des jeunes filles victimes de l’essor d’un “proxénétisme des cités”, souvent mineures, en rupture familiale et rendues dépendantes à la drogue, ont été repérées sur Snapchat ou Instagram.

Certaines mentionnent par des emojis que ces annonces sont réservées au plus de 18 ans, d’autres inscrivent directement leur numéro de téléphone pour obtenir le règlement de leurs offres par virement.

Un danger permanent

Mais cette dématérialisation de la prostitution fait effet de trompe œil. Si les proxénètes pensent être en sécurité derrière leur écran en sélectionnant leur client, ce n’est pas tout le temps le cas. Ils sont parfois amenés à recevoir les clients chez eux et peuvent tomber sur des personnes malveillantes.

Pour Sandrine Goldschmidt, représentante de l’association abolitionniste (contre la prostitution), il est facile de repérer les jeunes filles “vulnérables” grâce à leurs profils Instagram, Facebook ou encore Snapchat. “Quand ils ont trouvé leur proie, ils engagent la conversation, instaurent une relation de confiance pour arriver à leurs fins.”

Comment lutter contre ce phénomène

“Démanteler de tels réseaux demandent énormément de moyens tels que des filatures et l’exploitation de vidéosurveillance”, explique au Parisien Raphaëlle Wach, substitut du procureur de Créteil. En 2017, 43 individus ont été condamnés en France pour des faits de proxénétisme aggravé. Face à cette situation, la peine encourue est passée de 7 à 10 ans d’emprisonnement.

La plateforme Pharos est mise à disposition pour permettre aux témoins et victimes d’alerter les autorités. Instagram tente d’amoindrir la propagation des contenus illicites en les supprimant. Pour certains, seul la légalisation de la prostitution pourrait garantir les droits des travailleurs du sexe et éviter la prostitution par internet. A noter que la prostitution sur internet dépasse même les réseaux sociaux, touchant des milieux comme celui de l’immobilier.

Le cas Viva Street

En 2017, le site internet Vivastreet avait été soupçonné de prostitution à travers des petites annonces gratuites. La rubrique « Rencontres » du site a été supprimée. L’entreprise avait déjà été visé par une plainte pour « proxénétisme sur une enfant mineure », en novembre 2016 par le parquet de Paris.

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