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L’impunité de l’armée israëlienne encore une fois prouvée

En mars 2014, des soldats de l’armée israélienne ont reçu l’ordre de tirer à balles réelles sur trois enfants palestiniens dans le sud de la Cisjordanie, selon une enquête menée par le groupe de défense des droits de la personne israélien, B’Tselem. Yousef al-Shawamreh, 14 ans, a été victime de coups de feu mortels dans le dos et à la hanche alors qu’il tentait le 19 mars 2014, avec deux amis, de traversé la barrière de séparation israélienne installée en Cisjordanie.

L’enfant de 14 ans aurait donc été tué en plein jour alors qu’il ne représentait aucun danger. C’est ce que l’on peut voir sur une vidéo faisant partie du dossier d’enquête israélien concernant cet événement, obtenu par le groupe B’Tselem. La vidéo ci-dessous montre donc des soldats israéliens tendre une embuscade dont le résultat est la mort d’un enfant non armé. Et les messages échangés par les soldats juste avant cet incident montrent que certaines soldats savaient qu’ils avaient affaire à des mineurs.

AUCUNE LIBERTÉ DE CIRCULATION

Yousef al-Shawamreh © DCI-Palestine

Yousef al-Shawamreh
© DCI-Palestine

Le mur que les enfants ont traversé est situé à environ 200 mètres de la frontière entre Israël et la Cisjordanie, au sein même du territoire palestinien donc. Ce mur empêche donc certains agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs terres. Cette absence de liberté de circulation pousse certains palestiniens à risquer leur vie en traversant ce mur. Et c’est ce qu’a fait al-Shawamreh.

Effectivement, selon Defence for Children International – Palestine Section, accompagné de deux autres enfants, le jeune garçon de 14 ans aurait traversé le mur afin d’avoir accès aux terres agricoles palestiniennes.

Selon le dossier d’enquête obtenu par B’Tselem, le Sergent-Major Ofir, qui a ordonné l’embuscade, aurait dit aux enquêteurs militaires que son unité avait refermé tous les trous dans le mur pour avoir la certitude que quiconque franchirait le mur pourrait légitimement être considéré comme un saboteur, ce qui justifierait donc l’usage de balles réelles contre un enfant non armé.

IMPUNITÉ TOTALE

Messages échangés par les militaires israéliens avant la mort

Messages échangés par les militaires israéliens avant la mort d’al-Shawamreh

Al-Shawamreh est juste un enfant parmi des centaines d’autres d’enfants tués par l’armée israélienne ou par les colons en 2014. En effet, au moins 16 palestiniens ont été tués dans les territoires occupés de Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Et 538 enfants palestiniens auraient auraient trouvé la mort lors de la guerre de Gaza de 2014 entre le 8 juillet et le 26 août, tout cela selon un rapport du groupe Defense for Children International-Palestine Section.

L’impunité dont jouissent les soldats qui ont tué al-Shawamreh n’est pas rare. En effet, un rapport publié en septembre 2014 par le groupe de défense des droits de l’Homme israélien, Yesh Din, mettait en avant le fait que seulement 1,4% des plaintes déposées contre les autorités militaires israéliennes entre 2010 et 2013 ont abouti à une condamnation. Et parmi ces 1,4%, seulement une infime fraction a abouti à plus qu’une simple sanction symbolique.

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