Une épidémie de peste sévit dans deux régions du centre de Madagascar. La maladie a fait pour l’heure 48 morts et 449 infectés.

Tout commence le 28 août dernier, un homme meurt au cours du voyage qu’il faisait vers la ville de Toamasina (Est) d’où il était originaire, après être passé par la capitale, Antananarivo. L’alerte épidémique est donnée le 11 septembre, suite au décès d’une personne dans un hôpital de la ville.

Depuis, le bilan ne cesse de s’alourdir à Madagascar. Le ministère de la santé malgache a recensé 48 morts et 449 personnes contaminées par la peste selon un dernier bilan de l’Institut Pasteur de Madagascar. La plupart d’entre eux sont des cas de peste pulmonaire. C’est une forme plus dangereuse de la maladie, qui touche les poumons et qui se transmet en cas de contact rapproché avec une personne malade qui tousse.

Des rites funéraires mis en cause

Les Malgaches enterrent leurs morts dans des caveaux familiaux. Les familles de victimes de la peste insistent pour récupérer leurs corps refusant l’inhumation en fosses communes que préconisent les autorités médicales.

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Ces corps représentent également un risque à plus long terme. Un rite malgache, le famadihana, consiste à exhumer les morts lors d’une cérémonie. La famille du défunt le déterre plusieurs années après son décès. Le corps est enveloppé dans un nouveau drap mortuaire et est manipulé. Seulement, la bactérie continue à vivre dans la tombe. Deux enfants ont été diagnostiqués avec la peste pulmonaire après avoir assisté à des famadihanas.