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Mademoiselle, un chef-d’œuvre de Park Chan Wook

En compétition lors de la 69ème édition du Festival de Cannes, Mademoiselle (Ah-ga-ssi) consacre le retour de Park Chan-Wook. Vous l’avez attendu longtemps et il revient en beauté, Mademoiselle est juste génialissime.

Mademoiselle ou un retour vers le passé

La trame du film, c’est la Corée sous la période coloniale, la Corée sous domination japonaise. À partir de 1905 et jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale en 1945, la Corée est sous domination de l’Empire Japonais. Mais c’est en 1910 que la péninsule est officiellement annexée au Japon. Mademoiselle se déroule dans les années 1930, d’abord en Corée, puis au Japon. Prévu comme un traquenard tendu à une jeune riche japonaise, Hideko, par une servante (Sookee) et un escroc, Mademoiselle sera beaucoup plus que ça, puisque c’est un drame, une romance et un thriller, thème cher à Park Chan-Wook, vous n’aurez pas une seconde de répit et vous sortirez enchanté.

Ce film est beaucoup plus beau que ses anciens films, les décors sont très soignés, et cette plongée dans les années 1930 apparait au début comme enchanteresse.

Un triptyque prodigieux

Mais le style Park Chan-Wook va vite reprendre le dessus, ne vous inquiétez pas, car tous les ingrédients qui font les succès de ses films sont là.

L'escroc, la servante, la jeune aristocrate japonaise et son oncle.

L’escroc, la servante, la jeune aristocrate japonaise et son oncle.

Surtout qu’avec Mademoiselle, Park Chan-Wook propose un triptyque prodigieux puisque, pendant plus de 2h30, vous êtes baladé entre le point de vue des trois principaux personnages et vous vous demandez où est la vérité. Cette approche apporte un dynamisme au film, et nous plonge dans l’errance. On s’attache vite à un personnage en particulier.

Beaucoup plus fin et travaillé qu’Old Boy, Mademoiselle aurait largement pu remporter la Palme d’Or de cette 69ème édition du Festival de Cannes, courez vite le découvrir en salle, surtout qu’il sort un jour férié !

En salle dès le 1er novembre 2016.

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