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Marseille : Les discothèques ne sont plus à la fête

Depuis plus de trois ans, la ville de Marseille a comme projet d’ouvrir une discothèque capable de rivaliser avec les meilleures d’Europe. A ce jour, les projets pullulent mais rien n’est concret. Etat des lieux du projet et de la fréquentation des boîtes à Marseille.

Capitale européenne de la culture en 2013, capitale européenne du sport en 2017, métropole Aix-Marseille qui verra le jour le 1er janvier 2016. Marseille est en pleine mutation. Oui, mais uniquement la journée. Lorsque le soleil se couche, la ville manque terriblement d’attractivité. Il y a très peu de lieux nocturnes pour attirer les touristes, et encore moins les riverains. Les transports en commun qui s’arrêtent très tôt à Marseille, ne permettent pas à tous les Marseillais de pouvoir profiter pleinement de leur soirée et beaucoup sont obligés de se déplacer à Aix-en-Provence s’ils veulent des soirées de qualités ou au moins ne serait-ce qu’avec un minimum de confort et de tranquillité.

Manque de places de parkings, sises dans des endroits très isolés (voire trop), des “nighteurs” constamment en état de turgescence exacerbée, les boîtes de nuit ne sont clairement plus à la mode et ne sont plus la destination préférée des fêtards. Encore pire, elles deviennent même désuètes. Les Marseillais préfèrent même se rendre dans des bars branchés du centre ville de Marseille (ou dans des quartiers attenants) plutôt que de payer vingt euros l’entrée dans une soirée qui risque de tourner au pugilat si l’on vient avec des jeunes filles quelques peu stéatopyges. Même s’il existe également un risque, au moins l’entrée de la plupart des bars est gratuite. Alors que faire pour y remédier ?

Des idées mais pas de solutions

Plusieurs projets en chantier depuis trois ans mais aucun n’a abouti pour le moment. Si la construction de cette boîte de nuit de type “Ibiza” met autant de temps à voir le jour que la construction de la rocade L21, la ville ne pourra pas s’autoproclamer capitale de la fête avant un long moment. La ville souhaiterait construire une discothèque capable de contenir plus de 6000 personnes. Pour cela, il faudrait que sa capacité oscille entre 2000m² et 3000m². En tout cas, la ville ne négociera pas en deçà. Le principal problème est le manque d’espace alloué à un tel projet, mais surtout que ça ne “dérange” personne. Le seul endroit capable d’accueillir autant de monde serait le hangar J1 sur le port, mais le Grand Port Maritime de Marseille ne souhaite pas le céder et ainsi l’utiliser à des fins privées.

Une discothèque révolutionnaire ?

Si aucun agencement “terrestre” n’est possible, quid d’une boîte de nuit aérienne ? Renaud Muselier, député européen et candidat UMP (ou plutôt Républicain) pour les Régionales, milite en faveur de cette proposition qui peut, dans un premier temps, paraître ubuesque mais qui selon son architecte est tout à fait réalisable. Elle serait située sur un pont transbordeur entre les deux rives du Vieux Port, le tout sur une plateforme aménageable de 2000m² qui pourrait également accueillir la présence d’un casino (Pour se faire, il faut se déplacer à Carry-le-Rouet, Aix, La Ciotat ou encore Cassis). Mais pour le moment, entre suggestions et projets plus ou moins réalisables, rien n’avance.

Objectif : Rivaliser avec les plus grands

Marseille veut rivaliser avec le “Berghain” de Berlin, “l’Opium” de Barcelone, le “DC10” d’Ibiza, le “Goa” à Rome ou encore le “Lux” de Lisbonne pour faire parti du top 10 des meilleures boîtes de nuit en Europe. Mais avant cela, il faudra se contenter des quelques soirées “rooftop” aux Terrasses du Port, des soirées électro aux Docks des Suds deux fois par mois ou alors de “Summer Stadium Festival” au Stade Vélodrome le 28 juin prochain …

Julien HOLTZER


 

1 La rocade L2 est un projet de contournement de la ville. Elle aura une longueur de 9,7 km et assurera le contournement du centre-ville de Marseille entre l’A50 (autoroute Est vers Aubagne et Toulon) et l’A7 (autoroute Nord vers Lyon et par l’A51 vers Aix-en-Provence). Inscrite au plan d’occupation des sols de la ville depuis 1930 et considérée projet d’utilité publique depuis 1992. Elle pourrait voir le jour en 2017.

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