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Match au sommet pour la présidence de la FIFA

Après 18 années de présidence de Sepp Blatter, la FIFA va tourner la page en élisant un nouveau président lors d’un congrès à Zurich.

Il fallait bien une dernière polémique avant de passer au vote. Cette semaine, le Prince Ali Ben-Al Hussein, un des cinq candidats pour la succession de Blatter, a voulu reporter la date de l’élection. Il militait pour l’installation d’isoloirs transparents et ainsi éviter toute triche. C’est dire la confiance qui règne au sein de l’institution. Sans succès. Ce vendredi, les représentants des 207 fédérations iront bien glisser un bulletin dans l’urne.

La chasse aux voix

Plus qu’un président, c’est d’une crédibilité que la FIFA est à la recherche. Marqué par neuf mois de scandale, la fédération internationale de football veut laver son image. « Il faut restaurer la confiance envers la FIFA » avance le prince jordanien Ali. Des enquêtes sont toujours en cours en Suisse et aux Etats-Unis.

La FIFA souhaite tournée la page après 18 ans de présidence sous Sepp Blatter

La FIFA souhaite tourner la page après 18 ans de présidence sous Sepp Blatter

C’est dans ce contexte tendu que la FIFA se réunit en congrès à Zurich, avec à la clé l’élection d’un nouveau président. Le vote repose sur un principe démocratique. Quelle que soit la taille, l’importance d’une fédération, chacune possède seulement une seule voix. Par exemple, la fédération étatsunienne est aussi importante que celles de Porto Rico ou des îles Salomon.

Les cinq candidats sont donc à la recherche du moindre soutien. Depuis l’annonce du départ de Sepp Blatter, ils ont fait le tour du monde pour obtenir des promesses de votes.

La France et l’Europe derrière Infantino

Ils sont deux à faire figure de favoris. Le cheikh Salman, 50 ans et membre de la famille royale du Bahreïn. Il est le président de la Confédération asiatique du football (AFC) depuis 2013. Etant l’un des vices-présidents de la FIFA, il connaît bien l’institution et ses rouages. De plus, il jouit de l’image de  « nettoyeur » car il a redressé l’AFC après la présidence de Mohammed Ben Hamman, radié à vie depuis.

Le Cheick Ali Salman, le favori pour devenir le président de la FIFA

Le Cheick Ali Salman, le favori pour devenir le président de la FIFA

Les voix de l’AFC lui sont acquises et probablement celles du continent africain. La CAF avec 54 fédérations nationales dispose du plus gros réservoir de voix au congrès de la FIFA. La fédération africaine de football a appelé à voter pour le cheik. Cependant, quelques dissidents envisagent de voter pour d’autres candidats et notamment Gianni Infantino. «Je pense que j’aurai du succès en Afrique. J’ai visité beaucoup de pays et rencontré de gens influents » assure l’italien.

Bien connu par les fans de football pour sa présence lors des tirages au sort des différentes compétitions européennes, Gianni Infantino est n°2 de l’UEFA. Il a le soutien des européens et aussi de la confédération sud-américaine, quelques pays d’Amérique du Nord, centrales et Caraïbes (CONCACAF). Noël Le Graet, le boss de la FFF, a réaffirmé son soutien, tout comme le grand absent du jour, Michel Platini : « On a travaillé neuf ans ensemble. C’est un bosseur. J’ai confiance lui » a déclaré dans l’Equipe l’ancien n°10 des Bleus, suspendu 6 ans par la commission d’éthique de la FIFA.

Infantino est soutenu par les européens. Le grand absent, Michel Platini est aussi derrière lui

Infantino est soutenu par les européens. Le grand absent, Michel Platini est aussi derrière lui

Un français candidat

Un outsider parmi les cinq : le Prince Ali Ben Al-Hussein. Le seul opposant à Sepp Blatter lors de sa 5ème réélection en mai dernier. Certes battu, il avait poussé le président de l’époque à un deuxième tour, un signe de défiance venant des fédérations à l’égard du patriarche suisse. Le jordanien bénéficie de l’image d’un homme intègre, une chose rare au sein de la FIFA, mais possède peu de promesses de votes.

Parmi les autres candidats, on retrouve un français : Jérôme Champagne. Il a travaillé neuf ans à la FIFA, notamment comme secrétaire général adjoint, et n’hésite pas à vanter le bilan de Sepp Blatter. Il se veut le défenseur des petits pays et dénonce l’ « accroissement des inégalités entre l’Europe et les autres continents« .

Un français parmi les cinq candidats: Jérôme Champagne.

Un français parmi les cinq candidats: Jérôme Champagne.

Enfin, le sud-africain Tokyo Sexwale est connu pour son implication dans le football mais aussi ses activités politiques et industrielles. Lâché par la fédération africaine (CAF), il mène une campagne discrète. Ces deux personnalités ont peu, voire aucune chance de l’emporter aujourd’hui à Zurich où le coup d’envoi du vote sera donné à 14h.

A lire aussi: http://www.radiovl.fr/fifa-six-dirigeants-arretes-corruption/

Crédits photo à la Une: bbc.com

 

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