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L’ONU au secours de la population syrienne

Alors que l’attention médiatique est majoritairement portée sur le recul de Daesh, la population syrienne continue d’essuyer les coups de Bachar al-Assad. Hier, l’ONU a amorcé une exfiltration de 500 blessés et malades dans quatre villes du pays, assiégées depuis plusieurs années dans le chaos.

À Genève, la poursuite de négociations de paix demeure incertaine après le départ d’une partie de l’opposition. La trêve initiée par les Etats-Unis et la Russie et entrée en vigueur le 27 février, semble elle aussi menacée après des violations tant par le régime du président Bachar al-Assad, que par les rebelles dans le pays ravagé par plus de cinq ans de guerre.

Syrie ruinesDans l’ombre des pourparlers internationaux entre la Syrie et l’Occident, dont l’espoir d’un accord semble chaque jour s’éloigner un peu plus, la population syrienne périt toujours de faim et de maladies dans les gravas des villes ruinées.

Depuis hier, l’ONU a engagé une vaste opération secouriste, espérant ainsi récupérer plus de 500 personnes souffrant de blessures à divers degrés. Le premier convoi, qui comptait 15 jeunes gens et dix personnes âgées, a quitté la localité rebelle de Zabadani, soumise par les forces prorégime, à l’ouest de Damas, rapporte un journaliste de l’AFP. Selon une source militaire, la libération se poursuit également dans la ville rebelle voisine: 225 habitants seront bientôt évacuées de Madaya. Symbole de la révolte du peuple face au régime tyrannique depuis le début de la guerre en 2011, cette cité est le tombeau de plusieurs centaines de syriens, d’hommes femmes et enfants morts de faim après plusieurs années de résistance sous les débris. Un autre bus a évacué des blessés et leurs familles des localités chiites de Foua et Kafraya, favorables au régime, et encerclées depuis des mois par les rebelles dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon une source de sécurité.

L’ONU demande à toutes les parties, et particulièrement aux forces prorégime, de permettre aux transporteurs d’équipements médicaux d’accéder aux régions assiégées. Bien que l’Organisation redouble d’effort dans cet opération de secours, les moyens d’échanges restent restreints et l’État syrien fait preuve d’une moqueuse coopération, quand bien même s’il s’agit d’aider sa propre population.

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