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Mort de Jean-Louis David, visionnaire capillaire et entrepreneur

Une carrière un peu, vraiment un tout petit peu, tirée par les cheveux. Jean-Louis David est mort ce mercredi 3 avril à 85 ans. Le natif de Grasse était l’inventeur du dégradé et le pionnier des franchises de salon de coiffure. Il laisse derrière lui un véritable empire de plus de 3130 salons. Malade, il s’est éteint en Suisse ou il s’était retiré depuis 2002.

C’est à la tête du salon Gabrielle Garland qu’il commence à se faire un nom.  Tenu par le propriétaire de la revue Cinémonde, il y voit passer de nombreuses stars. A 20 ans, il y coiffe l’actrice de “sueurs froides” d’Alfred Hitchcock, Kim Novak. 5 années passent, et en 1961 il ouvre son premier salon dans le XVII arrondissement de Paris, Avenue Wagram.

Sa carrière décolle au début des années 70, lorsqu’il invente le dégradé. Véritable révolution, symbole d’une coiffure légère, élégante et facile à refaire. Alors que son commerce prospère, il part aux Etats-Unis ou il découvre le système de franchise.

Visionnaire

En 1976, Jean-Louis David crée son groupe et exporte le principe de franchise, qui sera dans les années à venir le pilier de son empire. Le défi est de taille, il faut fidéliser le client à la marque plutôt qu’à son coiffeur. L’idée est simple, la marque doit refléter le savoir-faire du fondateur. En découle une véritable stratégie marketing, du physique des salons, aux techniques de coiffure, qu’il partage à ses franchises via à des vidéos explicatives. “Un homme visionnaire, avant-gardiste, créateur et businessman hors-norme qui a marqué la coiffure”, a réagi Franck Provost, dont le groupe Provalliance racheta la marque en 2008.

Quelque chose de Johnny

Vous l’aurez deviné, si Jean-Louis David résidait en Suisse, c’est plus pour payer moins d’impôts que par amour de la fondue. On apprend également qu’il transitait entre le pays des helvètes et les Iles Caïmans, dont il avait même obtenu la nationalité. Aussi habile en évasion fiscale qu’avec des ciseaux, ses apparitions médiatiques étaient donc rares.

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