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Musique classique et grand public

Aujourd’hui, et depuis plusieurs décennies déjà, la musique « classique » au sens large est presque tombée en désuétude pour les uns, ou devenue une musique réservée aux élites pour d’autres. Par exemple, en Angleterre, le berceau du rock, le côté élitiste a été poussé à l’extrême par les parents des jeunes rebelles de l’époque qui considéraient le rock « décadent », aujourd’hui encore la bourgeoisie est très présente en Angleterre (n’y a-t-il pas une chambre des lords au parlement?) ce qui peut expliquer que le côté élitiste soit encore très présent là-bas. Il est vrai que la musique classique est très (trop) souvent associée à tort aux grands concerts ou opéras dont les billets sont hors de prix et après lesquels les messieurs, vêtus de smokings, et les dames en robe longue vont discuter des dernières actualités ou faire la critique du concert autour d’une flûte de champagne. Lorsque je me suis mis à écouter de la musique, j’ai longtemps cru dur comme fer à ce cliché, et pourtant, on en est loin. Seuls quelques grand concerts et festivals de renommée internationale comme le festival de Bayreuth, le concert de nouvel an à Vienne, le festival de Lucerne répondent encore à ce cliché, ne serait-ce que pour le côté vestimentaire. Cet été, j’ai été à un festival de musique classique, qui accueille des musiciens et un public de toute l’europe, parfois même du monde, et on était très loin de l’ambiance guindée que j’ai eu l’occasion de décrire. A Verbier, des messieurs en jeans et T shirts discutent de foot et la dames discutent « people » en sandales autour d’un café sur une terrasse qui offre un fantastique panorama, la salle n’est qu’une simple salle en préfabriqué (qui offre tout de même une très bonne acoustique), bien loin donc des grandes salles richement décorées et garnies de fauteuils très confortables.

Pour sortir un peu du concert à proprement parler, j’ai eu l’occasion d’assister à un autre festival, qui proposait d’assister gratuitement une grande quantité de récitals, de petits concerts, à différents endroits de la ville, toute une journée (sur la semaine du festival), sur des petites places par exemple, donc en plein air, ce qui permet l’accès à ce genre de musique à tout le monde, il suffit de savoir marcher et ne pas être sourd ! Le premier festival était payant, le second était en partie financé par la commune, mais le reste de la semaine il y avait tous les soirs plusieurs concerts, payants cette fois, et j’ai assisté à l’un deux, que je considère après coup comme une très bonne démarche de « démocratisation » de la musique classique : Il y avait des réductions pour les jeunes et les étudiants, les deux acteurs jouaient de la musique classique avec grand talent et à grand renfort d’humour, de jeux de mots, d’histoires drôles, toujours en musique ! Le public participait au spectacle, répondait aux acteurs, etc… Encore une fois, une image aux antipodes de la première décrite dans cet article !

Il existe aussi, aujourd’hui, en France, le opéra au cinéma, dans les cinémas UGC, qui permet d’assister à l’intégralité d’une pièce d’opéra sans avoir besoin d’aller à l’opéra dans lequel la pièce est jouée, car les rediffusions viennent de toute l’europe : Milan Paris, Londres… Le prix est inférieur à une place d’opéra tout en restant supérieur à une place de cinéma, mais le jeu en vaut la chandelle ! Même si la qualité sonore est loin d’être celle de nos oreilles (les hauts parleurs saturent si les chanteurs chantent trop aigu ou trop fort), la qualité visuelle est bien meilleurs sur grand écran que si l’on était tout au fond la salle d’opéra ! D’autant plus que se sont souvent les grands classiques de l’opéra qui sont sélectionnés, comme Nabucco par exemple.

Cependant, malgré tout, les stéréotypes restent et (malheureusement) trop de gens y croient encore, c’est pourquoi je vous invite, lecteurs, à aller voir et juger par vous-même, soit en vous renseignant auprès d’un opéra de la région (Tourcoing ou Lille par exemple pour les nordistes), ou sur le site de « viva l’opéra » que je vous laisse ici, en fin d’article :

http://www.vivalopera.fr/

Par Vincent Schiker

Pour regards-etudiants.fr

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