Dans un communiqué publié hier, la NASA partageait la découverte d’une nouvelle exoplanète baptisée Kepler-90i. Elle est située à plus de 2 500 années-lumière de notre planète bleue. C’est aussi la huitième planète de l’étoile Kepler-90. Elle a été découverte grâce au télescope spatial Kepler et avec l’aide du machine learning.

« Une huitième planète dans un système planétaire éloigné »

« Cette découverte met en concurrence Kepler-90 et notre propre système solaire pour avoir le plus de planètes connues », a affirmé Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de la NASA. En effet, Kepler-90 est devenu le premier système à avoir le même nombre de planètes que nous. « En utilisant une technologie avancée appelée neural network (« réseau neuronal », en français), pour la première fois, nous avons découvert une huitième planète dans un système planétaire éloigné », a-t-il ajouté.

Comparaison entre notre système et celui de Kepler-90

Le machine learning de Google

Les technologies de machine learning ou « apprentissage-machine » de Google, ont permis à l’intelligence artificielle d’apprendre et de chercher à elle seule, avec des données, l’exoplanète. Cette technique a en effet cherché des signaux provenant des planètes en orbite de Kepler-90, grâce à leur lumière pour enfin tomber sur Kepler-90i. Les algorithmes de cette machine de l’entreprise américaine ont été primordiaux, car l’analyse des variations de luminosité d’une étoile est très complexe, d’où sa nécessité. En quelques mots, cette intelligence artificielle peut déterminer d’elle-même si un signal capté correspond à une exoplanète. Cette dernière a donc passé en revue des années de données rassemblées par le téléscope, pour enfin tomber sur la bonne. Après 2009 et plusieurs planètes découvertes, le télescope spatial Kepler a mis la main sur Kepler-90i.

L’exoplanète Kepler-90i

L’exoplanète Kepler-90i est située à plus de 2 500 années-lumière de nous. Elle est en orbite autour de Kepler-90 qui serait pour nous, comme un Soleil. Reste à savoir s’il serait posssible d’y vivre.

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