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Nikon film festival : Rencontre avec Margaux Heller, réalisatrice de « Je suis le patient -1 »

Cette année, pour la 11ème édition du Nikon Film Festival, « Je suis le patient – 1 » a retenu l’attention de la rédaction. Dystopie du monde réel où l’épidémie aurait pris le dessus, ce court métrage fort en émotion nous invite à réfléchir au sens de notre existence. 

Margaux Heller est comédienne et réalisatrice. C’est sa deuxième participation au Nikon Film Festival après son premier film “Je suis la charge” en 2018. Nous avons eu la chance de la rencontrer pour la sortie de son 4ème court métrage, « Je suis le patient -1 »

À voir : Je suis le patient -1

Ce court métrage, de 2 minutes 20, se passe en 2082. Dans un monde où le contact humain a totalement disparu de la surface de la Terre. Lucie, dont le rôle est joué par Margaux Heller, la réalisatrice, participe à un jeu qui va bouleverser son existence. Elle est invitée, par une publicité, à vivre une expérience hors du commun. Retrouver du contact humain au travers d’une étreinte avec le patient -1, celui qui n’est pas et ne peut pas contaminer. 

Chaque année, Margaux Heller nous confie qu’elle attend le thème du Nikon Film Festival avec beaucoup d’impatience, afin de voir si ce dernier l’inspire ou non. Pour sa première participation, en 2018, le thème était « le partage ». Ça tombait à pic, étant donné que c’était un thème auquel elle avait déjà pensé pour réaliser un court métrage. Cette année, ce ne fut pas la même histoire. Le thème du jeu est un thème intéressant, mais c’était tout nouveau pour elle, elle n’y avait pas réfléchi avant. La réalisatrice est donc partie à la recherche d’idées. Quand tout à coup, au dernier moment, l’idée lui vint. Ce ne fut pas une mince affaire de rentrer dans les deadlines, mais elle réussit ce pari, pour notre plus grand bonheur.


Cette idée, c’est donc celle d’une dystopie, d’une projection du futur inspirée de l’épidémie actuelle. Son point de départ était de se demander quel sera le monde de demain si l’on va de pandémies en pandémies. Son hypothèse est celle d’un monde hyper aseptisé, dans lequel le contact humain aurait totalement disparu.

Dans ce monde sans contact humain, Margaux Heller eu l’idée d’y provoquer un jeu, un jeu dangereux. Un jeu qui offrirait la possibilité d’étreindre et d’être étreint. 

L’appel du jeu représente l’appel de la folie, ce qui sort de la norme, dans ce monde où tout est normé, aseptisé. La réalisatrice nous explique aussi, que ce jeu répond aux codes de la société de consommation. En effet l’invitation à jouer se fait au travers d’une publicité complètement disruptive, choc et trash. Quand la publicité apparaît, avec le mec qui connait le prénom de Lucie, ça fait écho à notre monde actuel, hyper connecté, avec des publicités ultra ciblées, ça évoque aussi le manque de liberté, de libre-arbitre ».

Ce qui nous frappe directement quand on visionne ce court métrage, c’est la richesse de ce qu’il s’y passe, des émotions qu’il suscite en nous, en seulement 2 minutes. Car « créer une émotion, c’est quelque chose qui prend du temps » confirme Margaux Heller.

Nous avons d’ailleurs demandé à la jeune réalisatrice comment a-t-elle géré la contrainte du temps. Car 2 minutes c’est court, et cela aurait pu représenter un obstacle à son imagination et créativité. Mais ce ne fut pas le cas. Margaux Heller explique avoir pensé ce scénario pour le Nikon film festival, donc dans ce format. Entre le dire et le faire, il y a quand même un écart. La jeune réalisatrice nous avoue que sa première version de  « Je suis le patient -1 » faisait en réalité 4 minutes, le double. 

Enfin la jeune comédienne et réalisatrice conclut notre entretien en nous dévoilant avoir pleins de projets en tête pour la suite. Pleins d’idées de scénarios, et de films plus longs aussi. Elle attend aussi d’acquérir l’expérience et les compétences nécessaires pour les réaliser. 

Vous pouvez aussi retrouver Margaux sous le nom de « Câline », l’autre partie d’elle même, la musicienne. Elle est en pleine écriture de son prochain album, en français. Elle confie avoir besoin de retourner vers le français, après la sortie de son dernier EP, en anglais, l’été dernier. 

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