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On a vu pour vous… En thérapie (saison 2), reprise des consultations

Après le succès de la première saison, En thérapie revient sur Arte avec d’autres intrigues, une autre problématique mais toujours autant de réussite.

C’est quoi, en thérapie (saison 2) ? Nous sommes en 2020. Le psychologue Philippe Dayan (Frédéric Pierrot), désormais divorcé, exerce aux Lilas. En pleine pandémie de Covid-19, il reçoit de nouveaux patients fragilisés par le confinement mais aussi par des problématiques personnelles. Une étudiante (Suzanne Lindon) atteinte d’une maladie grave, une avocate (Eye Haïdara) qui revient le consulter des années après de premiers entretiens, un chef d’entreprise (Jacques Weber) venu chercher des conseils après la mort d’un de ses employés, un jeune garçon (Aliocha Delmotte) perturbé par le divorce de ses parents et victime de harcèlement scolaire se succèdent chez le thérapeute qui, lui, consulte le Vendredi une consœur (Charlotte Gainsbourg) pour débriefer ses séances de la semaine.

L’adaptation française de la série israélienne Be Tipul, signée Eric Toledano et Olivier Nakache, fait son retour avec 35 nouveaux épisodes disponibles sur Arte.TV à partir du 31 Mars (et sur la chaîne dès le 7 Avril) Après l’immense succès de la première saison, qui a fait de En Thérapie la série la plus vue de l’histoire de la plate-forme, on reprend rendez-vous avec le docteur Dayan et avec les nouveaux patients qui vont s’allonger (ou plutôt s’asseoir) sur son divan. 

Cinq ans ont passé depuis les dernières consultations auxquelles nous avons assisté. La situation de Dayan a changé, de même que ceux qui viennent le consulter mais aussi le contexte général. La première saison se déroulait en effet en 2015, au lendemain des attentats du 13 novembre du Bataclan et les patients du thérapeute se confiaient sur leurs problématiques personnelles mais aussi sur l’angoisse et les remises en question engendrées par la tragédie. Nous sommes maintenant en 2020, en pleine pandémie de covid-19 et juste après le premier confinement. Un date qui ne doit évidemment rien au hasard, l’événement ayant été un choc et ayant eu un énorme impact sur la santé psychologique de millions de gens.

Nouvelles consultations dans le cabinet de Dayan

Cette saison est à la fois semblable et différente de la précédente. Semblable, parce qu’elle reprend à de rares exceptions près (comme le premier épisode) le format de la série d’origine : un thérapeute reçoit un patient différent du Lundi au Jeudi, lui-même consulte un superviseur le Vendredi, chaque séance étant racontée dans un épisode d’une trentaine de minutes. On retrouve aussi nécessairement le ton et l’ambiance propres à cette série psychanalytique, à savoir un décor minimaliste, beaucoup de dialogues et de réflexions, d’introspection et de silences aussi importants que les paroles prononcées.  A noter que figurent parmi les réalisateurs de cette saison Arnaud Desplechin, Emmanuel Finkiel, Emmanuelle Bercot et Agnès Jaoui (qui tient aussi un rôle important, quoi que en arrière-plan). Tous font un travail remarquable et respectent les codes de En Thérapie, tout en insufflant ce qu’il faut de mouvement et de dynamique pour qu’on n’ait pas l’impression de regarder une pièce de théâtre.

Le fond en revanche change. D’abord, Dayan lui-même est à un tournant de sa vie : désormais divorcé, il a quitté Paris pour exercer en banlieue et il est attaqué en justice par la famille d’un de ses anciens patients (l’ex-agent de la BRI Adel, joué par Reda Kateb dans la première saison.). Il a également changé de référente, Esther (jouée par Carole Bouquet, qui fait  toutefois une apparition) ayant cédé la place à Claire (Charlotte Gainsbourg), une analyste auteure de livres à succès qui l’aide à débriefer les séances de la semaine, faire le point sur sa propre situation et aborder le procès dont il fait l’objet. 

Le psychologue reçoit en outre de nouveaux patients. Nous faisons la connaissance de Inès, une avocate qui l’a déjà consulté par le passé ; Lydia, une jeune étudiante atteinte d’une maladie grave ; Alain, un chef d’entreprise en pleine tempête médiatique après le suicide d’une de ses employées ; Robin, un petit garçon qui souffre du divorce de ses parents (Clémence Poésy et Pio Marmai, vus dans la saison précédente), est atteint de Toc et victime de harcèlement scolaire.

Robin, le fils de Camille et Damien vus en saison 1, consulte à son tour

Chacun d’entre eux est en proie à des difficultés, des traumatismes, des problématiques qui lui sont personnelles. Mais si dans la saison précédente, les patients de Dayan étaient tous affectés à des degrés divers par les attentats du Bataclan, ces nouveaux personnages sont aussi impactés par un éventement extérieur indépendant de leur volonté : la pandémie de Covid et le premier confinement. Quelque chose que nous avons tous vécu il y a maintenant deux ans et qui nous a tous plongés dans une situation inédite, dans l’incertitude et, souvent, dans l’angoisse.

C’est certainement l’aspect le plus percutant de cette deuxième saison. Les différentes intrigues centrées sur chaque patient sont toujours bien écrites et dévoilent progressivement leurs problématiques souvent très lourdes (maternité, culpabilité, refoulement), celle dédiée au procès de Dayan  interroge sur le secret médical et la responsabilité d’un thérapeute et l’arc narratif sur sa propre analyse thérapeutique est particulièrement éprouvant. 

Les acteurs sont tous excellents (et Frédéric Pierrot toujours magistral), mais chaque arc narratif touchera différemment les spectateurs en fonction de leur sensibilité, de leur empathie, de leur identification avec un personnage. En revanche, le thème de la pandémie, du confinement et les problématiques psychologiques engendrées ou exacerbées par la situation sont, elles, plus universelles. Elles soulèvent des interrogations et des remises en question qui nous ont tous concerné à un moment ou à un autre – ou qui, du moins, nous ont forcément traversé l’esprit.

Nouvelle saison, nouvelles séances, nouveaux patients mais même réussite pour En Thérapie. En se focalisant sur d’autres problématiques attachées à ses nouveaux personnages, elle creuse aussi dans le traumatisme collectif de la pandémie de covid-19 et du premier confinement qui en a résulté. Avec des dialogues ciselés, beaucoup de finesse et d’intelligence, cette nouvelle salve d’épisodes est passionnante. Comme le sont désormais les séances avec un psychologue, cette série devrait être remboursée par la sécurité sociale.  

En thérapie
Saison 2 – 35 épisodes de 25′ environ.
Le 31 Mars sur Arte.tv
Le 7 Avril sur Arte.

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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