Après 3 films qui ont réussi à installer notre archéologue le plus maladroit, Tad Stones est de retour sur grand écran à partir du 26 août prochain. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette nouvelle aventure passe à la vitesse supérieure ! Tad l’explorateur et la lampe magique est un beau divertissement de rentrée. À la fois lumineux, dynamique et rempli de gags à partager en famille. Un mélange d’aventure, de rire mais aussi de tendresse qui coche toutes les cases d’un divertissement familial et populaire.
L’histoire ? Entre trésors et maladresse
Le temps est passé depuis les dernières aventure de l’aventurier au chapeau. Aujourd’hui Tad et Sara ont franchi une étape dans leur vie : ils sont parents. Oli, une petite fille de deux ans partage leur vie. Le quotidien du couple est devenu un mélange entre recherche d’antiquités et de gestion des biberons ! Mais évidement, tout à un revers de médaille. Au milieu de ce bonheur, la petite Oli monopolise toute l’attention. Mais un personnage se sent laissé de côté : c’est la Momie, ami de Tad.
Alors que la famille profite de vacances à Londres, une découverte vient renverser tout leur (fragile) équilibre. La mythique Lampe des Mille et Une Nuits est caché au coeur même du palais de Buckingham ! La Momie attrape la lampe et fait un voeux : il souhaite retourner 500 ans en arrière. Mais pourquoi ? Parce qu’à l’époque, elle se sentait aimée, flamboyante et admirée de tous… rien que ça ! Mais on le sait, les retours dans le passé ne sont pas sans danger, il ne faudrait surtout pas modifier le cours du temps.

Un voyage à travers le temps et les civilisations
C’est ici que le film devient un vrai spectacle. Leur voyage les amène sur les vestiges d’une cité perdue, avant de faire un crochet par la Grèce Antique. Petit détour aussi par des paysages du Moyen-Orient. Le film offre un vrai retour aux contes orientaux de l’enfance. Tout ça est aussi amplifié par des visuels en deux dimensions qui nous replonge dans les anciens dessins animés. Comment ne pas penser bien sur à Disney ?
Et sous ses airs de grand huit à toute vitesse (et c’est pas totalement faux), cette aventure jongle entre un peu de pédagogie. Elle est à la fois historique et culturelle. Les jeunes spectateurs peuvent apprendre des classiques et les plus grands, se prendre peut être un peu la tête. Pourquoi ? Le scénario s’amuse avec le paradoxe du grand père : modifier le passé risque à tout moment de bouleverse tout les évènements qui se sont déjà produits.

Humour pop-culture et clin d’oeil britanniques
Tad l’explorateur et la lampe magique est visuellement très réussi mais surtout hyper coloré et dépaysant. Ces couleurs prennent tous leur sens dans la salle de cinéma. Au delà des couleurs, le film brille aussi par sa capacité à être universel. Il peut être compris par les plus petits (évidement) mais les adultes y trouveront des références que les enfants n’auront pas. Pour les plus petits, les gags visuels, les chutes fonctionnent parfaitement. Et pour les adultes, les scénaristes ont semé quelques références : des clin d’oeil à des monuments du cinéma comme Tintanic, Mad Max, et évidement l’univers d’Alladin de Disney.
La courte étape londonienne est aussi un bon moment pour y apporter un peu d’humour made in Grande Bretagne. On retrouve bien sûr des blagues sur la monarchie, mais les plus grands y comprendront aussi d’autres références. Si je vous dit corgis ? Oreilles ? Les plus petits n’auront pas toutes les armes pour comprendre ces blagues mais les adultes avec certitude. Mais l’humour ne s’arrête pas là ! Un conseil : ne quittez pas la salle dès l’annonce des crédits ! Comme dans les films Marvel, l’histoire n’est jamais vraiment finie. Le générique est rempli d’humour et de gags. De quoi prolonger le plaisir jusqu’à la dernière seconde.


Mais qui dit lampe magique dit génie. Pour ce film, Chantal Ladesou l’incarne. Et c’est vraiment le coup de génie du casting. Un génie doublé par Chantal Ladesou, on ne peut que dire oui ! Chacune de ses répliques sont extrêmement efficaces. Avec son timbre de voix, elle donne à ses répliques un vrai timing et du punch. Difficile de ne pas rire dès qu’on l’entend.
Un robot et de l’intelligence (pas) artificielle
L’une des forces Tad l’explorateur et la lampe magique c’est sa capacité à intégrer des sujets de société contemporain. On parle tous les jours d’intelligence artificiel, impossible de ne pas en parler dans le film. Le personnage du robot (en plus d’être très drôle) incarne de manière très ludique l’intelligence artificielle. Avec ses interventions, le film pose une question : est-ce que l’IA va rester un outil au service des êtres humains ou alors va t-elle remplacer nos métiers.
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Dans un film pour enfants, il n’est pas question d’être dramatique et catégorique sur la question mais d’amener au débat. Loin de donner une leçon de morale pesante ou d’imposer une réponse toute faite, le film traite la thématique da manière habile. Il permet d’éveiller la curiosité des enfants sur le monde de demain tout en donnant aux parents un autre niveau de lecture. Les adultes se questionneront peut-être sur leur rapport au travail et la technologie. À cela on peut ajouter une réflexion pleine de tendresse sur la famille, la place des aînés et la redéfinition du lien entre la Momie et Oli, la fille de Tad et Sara.
Tad l’explorateur et la lampe magique en salle à partir du 26 août.