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On a vu pour vous… Wolf like me, comédie romantique tendre et féroce

Disponible sur Prime video, Wolf like me désarçonne avec un mélange des genres improbable, loufoque… et efficace.

C’est quoi, Wolf like me ? Gary (Josh Gad), 40 ans, vit seul avec sa fille de 11 ans, Emma, dans la banlieue d’Adélaïde en Australie. Depuis la mort de sa mère, la petite fille souffre d”anxiété : elle refuse que son père entre dans sa chambre, est atteinte de divers TOC et refuse de manger quand elle est contrariée. Gary fait de son mieux, mais il a bien du mal à communiquer avec sa fille. Lorsqu’il rencontre par hasard la jolie Mary (Isla Fisher) et qu’il se sent attiré par elle, il hésite à la faire entrer dans sa vie, par peur de perturber davantage Emma. Pourtant, contre toute attente, l’entente et la complicité sont immédiates entre la jeune femme et la petite fille. Une relation commence à se nouer entre Gary et Mary… mais celle-ci cache quelque chose, un secret qu’elle refuse de révéler. Et Gary est loin, mais alors très loin d’imaginer l’improbable et terrible vérité.

Série diffusée aux États-Unis sur le réseau Peacock (NBC) et désormais disponible sur Prime Video, Wolf like me est une petite série qui, au premier abord, n’a rien de vraiment original ni surprenant. Et pourtant… Il faut attendre la fin du premier épisode pour qu’elle dévoile la particularité de son histoire. Ou l’une des particularités, le récit ne cessant d’effectuer des pirouettes, jusqu’au final du sixième et dernier épisode. C’est du reste l’une des difficultés à laquelle on se heurte pour évoquer la série : moins vous en savez, mieux c’est – ce qui rend l’exercice critique particulièrement acrobatique.

Nous sommes en Australie. C’est dans la banlieue d’Adélaïde que vit Gary, un américain quadragénaire veuf qui élève désormais seul sa fille Emma. La petite, âgée de 11 ans, ne s’est pas remise de la mort de sa mère survenue lorsqu’elle avait trois ans. Elle souffre d’anxiété, de TOC et d’anorexie. Gary lui-même est encore psychologiquement fragile et il a du mal à maintenir un lien avec son enfant. De sorte que, lorsqu’il fait la connaissance de la jolie Mary suite à un banal accrochage en voiture et que se noue entre eux un embryon de relation amoureuse, il hésite à la présenter à Emma… Or, à sa grande surprise, la connexion est immédiate entre la jeune femme et sa fille. Mais si Mary est charmante, drôle et intelligente, elle est aussi bizarre. Du genre à partir avant même la fin d’un rendez-vous en courant dans la rue façon Usain Bolt. Avouez que ce n’est pas banal. Elle a d’ailleurs prévenu Gary dès le début : “Je suis une personne compliquée“, a-t-elle confié à son partenaire potentiel. Certes. Mais « compliquée », c’est un euphémisme…

Gary et Mary, deux cœurs brisés qui se rencontrent

Ainsi débute Wolf like me : comme une gentille comédie romantique mêlant drama et humour burlesque. D’un côté, deux personnages (trois, si l’on inclus Emma) blessés par la vie, qui se trimballent tant bien que mal leur lot de bagages émotionnels ; de l’autre des scènes complètement folles qui surgissent de nulle part, comme cette course effrénée de Mary à la fin du premier épisode. La série a été créée, écrite et réalisée par Abe Forsythe, à qui l’on doit au cinéma Little Monsters, mêlant comédie, horreur et science-fiction. Comme ce film, Wolf Like Me mélange les genres, alternant notamment entre romance, drama et comédie absurde. 

Dans les rôles principaux, Josh Gad et Isla Fisher sont excellents, principalement en vertu de la dynamique qui s’instaure immédiatement entre eux. Il ne faut que quelques scènes pour que l’on croit à ce couple et à son histoire. Ils se rencontrent par hasard, dans la rue, un matin où Gary emmène Emma à l’école : ils commencent à se fréquenter, se révélant leur passé petit à petit, timidement et avec beaucoup de difficulté. Cependant, il y a une énorme différence entre eux : alors que le problème principal de Gary est évident puisqu’il est veuf et a du mal à communiquer avec sa fille, celui de Mary est beaucoup plus surprenant et elle est très réticente à le révéler. C’est du reste par hasard que Gary comprendra de quoi il retourne exactement.

Cours, Mary, cours ! Mais ton secret va te rattraper

Certaines choses fonctionnent très bien dans Wolf like me ; d’autres sont un peu plus maladroites. Ainsi, l’alternance entre les différents tons et genres est souvent trop abrupte et l’on a parfois l’impression que les scènes se succèdent sans transition fluide. Et pourtant, malgré ce défaut et en dépit d’une histoire extravagante (voire qui frôle le ridicule), il y a quelque chose d’étrangement séduisant dans Wolf like me. Parce que les personnages sont attachants, leur portrait psychologique très fin et les dialogues entre eux sonnent juste et authentiques. D’une certaine manière, même le secret complètement fou de Mary finit par faire sens, dès lors qu’on le prend comme une métaphore ou un ressort psychologique de sa personnalité. De sorte que l’on ressent quelque chose de doux-amer, de tendre et d’émouvant en regardant cette histoire d’amour se construire à mesure que se nouent les liens entre les deux personnages et que s’établit entre eux une confiance dans laquelle est inclus Emma.

Wolf like me n’est pas exempte de défaut : elle est toutefois plaisante à regarder car drôle, émouvante et intrigante. On aimerait être plus disert, s’appesantir sur certains éléments de l’intrigue et sur son dénouement en particulier. Mais cela nécessiterait de dévoiler le secret que cache Mary et ce serait vraiment dommage. Certes, le titre de la série le laisse déjà deviner et la fin du premier épisode le révèle même clairement – mais tout le sel de la série réside dans cet élément particulier et dans ce qu’il finira par engendrer dans les toutes dernières minutes du sixième épisode. Par conséquent, le meilleur conseil qu’on puisse vous donner, c’est de plonger dans Wolf like me en ayant le moins d’information possible. Dans ce cas, on vous promet que vous allez être complètement déstabilisé parce que vous ne saurez jamais exactement à quoi vous en tenir… 

Wolf like me
6 épisodes de 25′ environ.
Le 1er Avril sur Prime Video.

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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