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Cash Investigation révèle les coulisses peu biodégradables des grands industriels du plastique

Dans une enquête de 120 minutes, Cash Investigation dresse un constat frappant sur le plastique. Les grands industriels souhaitent tirer le maximum de profit malgré la toxicité des molécules qu’il peut contenir. Le plastique, ce fléau du 20ème siècle est, aujourd’hui, plus que jamais au centre des préoccupations.

Apparu dans les années 50, le plastique a radicalement changé les modes de consommation des Français, ainsi que l’environnement. Dans le monde, dix tonnes de plastique sont produits chaque seconde et une tonne finit dans les océans toutes les deux secondes. Le bilan est accablant. Les grands industriels produisent plus, et polluent plus. La faute quant-à elle, reviendrait aux consommateurs. 

Le consommateur en ligne de mire

L’enquête réalisée par Sandrine Rigaud, montre que pour s’affranchir de toute responsabilité, et faire le plus de bénéfices, les enseignes utilisent des stratégies qui visent et culpabilisent le consommateur. Il serait responsable de la pollution car il est le consommateur et il ne recycle pas comme il le faudrait.

 

Les industriels ne facilitent pas l’économie circulaire car très peu d’infrastructures sont mises en place pour faciliter le recyclage du plastique. En Tanzanie, pays du « Coca-Cola », ce sont des milliers de bouteilles en plastique qui sont récoltées chaque jour, puis ramenées dans les décharges. Des montagnes de bouteilles  s’entassent, et des travailleurs portent des charges conséquentes sous de fortes chaleurs et sans équipement de protection. 

Une montagne de bouteilles en plastique

Une montagne de plastique dans une décharge en Tanzanie (Crédit : Premières Lignes – diffusé par France Télévision)

Coca-Cola, le roi du plastique

Dans les années 80, Coca-Cola va progressivement passer du verre au plastique. Le système de mise en place des consignes est trop coûteux, la matière plastique permet de produire plus rapidement et donc en plus grande quantité. L’enseigne fait des promesses, mais ne les tient pas. Derrière sa campagne « World without waste » (un monde sans gaspillage)  de janvier dernier, visant à rendre ses emballages 100% recyclables d’ici 2030, se cache une toute autre vérité. Car d’un côté les dirigeants de l’entreprise scandent des slogans « verts » et respectueux de l’environnement. Tandis que de l’autre coté aucun effort est fait pour améliorer les procédures de recyclages, au contraire, c’est l’effet inverse qui est recherché. La fuite d’un rapport interne datant de 2016 à mis en évidence un onglet « contre-attaque » contre plusieurs objectifs, dont le retour des consignes. Aujourd’hui, 4000 bouteilles de Coca-Cola sont vendues chaque seconde dans le monde. Il y a tellement de plastique produit qu’il est impossible de tout récupérer et de tout recycler.

Un danger pour l’homme et la terre

Le plastique est partout, il remplit les océans,  jusqu’aux fonds marins ou encore les plages, jonchées de détritus. Il y a le plastique visible à l’oeil nu, et celui qui ne l’est pas. Très résistant, il ne disparaît jamais vraiment. Il se dégrade en petites particules et garde des molécules toxiques. Comme le brome qui est utilisé comme retardateur de flammes, présent dans beaucoup d’appareils ménagers et également sur des produits dont on ne se douterait pas, comme de simples jouets pour enfants. Ces molécules mettent des siècles à disparaître et sont cancérogènes. Le mauvais traitement du plastique lors du recyclage laisse passer des molécules toxiques pour l’environnement et pour la santé.

 

C’est ainsi qu’en 2015, trente tonnes de molécules polluantes ont contaminé des milliers de plastique vierge. Les chiffres sont clairs, si aucune mesure n’est prise, d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Un changement drastique de la part des producteurs doit se faire, pour une Terre plus verte. 

 À lire aussi : L’Inde interdit le plastique dans la capitale

 

 

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