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Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand officialise sa candidature

Il ne cachait pas ses ambitions, mais cette fois c’est officiel : Xavier Bertrand est candidat à l’élection présidentielle de 2022. Ce mercredi 24 mars, dans un entretien à l’hebdomadaire Le Point, il a pris de court ses concurrents en annonçant sans détour sa participation au scrutin de 2022. « Oui, je serai candidat» annonce le président des hauts de France.

Le candidat annonce faire cavalier seul, et ne pas participer aux primaires de la Droite, si primaire il y a. « Je ne souhaite plus m’inscrire dans la logique d’un seul parti. Je ne participerai pas à une primaire. Je respecte celles et ceux qui ont une démarche différente et je travaillerai avec tous», confie Xavier Bertrand au magazine Le Point.

Par cette annonce, que certains jugent prématurée, il souhaite prendre une longueur d’avance sur ses potentiels rivaux à Droite, à savoir Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, le Président la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez ou encore l’ancien commissaire européen Michel Barnier.

L’ancien ministre du travail, qui se revendique d’une « droite sociale et populaire », entend s’adresser «à tous les Français». Il se dit « totalement déterminé ». « Dans la situation actuelle de la France, j’estime que c’est mon devoir » se jutifie-t-il. Il déroule pour les journalistes du Point les grandes lignes de son projet pour 2022.

Un point d’honneur mis sur la sécurité 

Le sécurité est le mot d’ordre de Xavier Bertrand, une sécurité qu’il entend bien rétablir. «Nous devons protéger les Français» ne cesse-t-il de répéter. Notre pays est « gangrené par l’insécurité et la violence », « C’est beaucoup plus grave que ce qu’Emmanuel Macron appelle des “incivilités”. Il n’a jamais pris la mesure de ce qui nous arrive » explique-t-il. Il exprime ainsi un intérêt particulier pour les questions régaliennes, et souhaite vivement une augmentation du budget pour la sécurité et la justice, dans le but d’«enrayer une dérive profonde de notre société, marquée par la précocité de l’hyper-violence» et mettre «terme à l’impunité» explique-t-il. Pour cela, le candidat souhaite élaborer une Loi de Programmation quinquennale sécuritaire. 

Concernant ses mesures phare, il souhaite une période de rétention de sûreté de cinquante ans pour les terroristes, un abaissement de la majorité pénale à 15 ans, une augmentation les places en prison ainsi que le rétablissement du principe de double peine qui prévoit l’expulsion d’un étranger condamné à de la prison ferme, une fois son temps purgé. « Je plaide pour que des peines minimales automatiques soient instituées, y compris la révocation effective du sursis en cas de récidive. Le procureur doit pouvoir condamner lui-même à des travaux d’intérêt général et de réparation, infliger directement des amendes, avec saisie sur salaires ou sur prestations sociales » précise-t-il.

Défendre les valeurs de la France

Xavier Bertrand souhaite également réhabiliter l’identité Française. Pour le candidat à la présidentielle, «l’identité de la France n’est pas négociable». «Je veux que nous soyons fiers d’être Français, de notre histoire, de nos valeurs. Nous devons l’affirmer haut et fort parce que nous avons de bonnes raisons d’être fiers. À ceux qui dénoncent notre modèle, je dis ça suffit !», poursuit-il dans Le Point en s’engageant à «défendre les valeurs de la France».

Raison pour laquelle «tout étranger condamné à une peine de prison ferme doit être expulsé automatiquement, aussitôt après l’avoir purgée», explique le Président des Hauts de France. Toujours dans le cadre de cette « priorité nationale », il souhaite également instaurer des quotas pour l’immigration, « en fonction des besoins de notre économie ». «Il faut un référendum sur la laïcité, la protection des Français et l’immigration» avait déjà annoncé par le passé l’homme politique. 

À lire aussi : Nicolas Sarkozy condamné à 3 ans de prison dont 1 an ferme

La République des territoires 

Autre axe majeur de son projet : «la République des territoires» et «la Révolution par les territoires», à l’opposé de ce qu’il juge être la façon de gouverner du chef de l’Etat. Il entend ainsi s’opposer à «la pratique macroniste» du pouvoir qu’il définit comme «une centralisation et une verticalité». « Avec la crise du Covid, affirme-t-il, les Français ont compris que le centralisme parisien, que symbolise Emmanuel Macron, est fini et que la réponse se trouve dans les territoires ». Pour l’ancien ministre de la Santé, bien plus qu’une nouvelle étape de décentralisation, il s’agit d’un «véritable changement de régime» et d’une «nouvelle façon de conduire l’action publique».

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