Le Racing Métro 92 a perdu ce samedi 14 mai la finale de Coupe d’Europe face aux Saracens (21-9). Au Stade des lumières de Lyon, les Saries remportent le trophée au terme d’un match cadenassé et sans essais, marqué par des conditions climatiques peu idéales et de nombreuses fautes de main côté Racing 92.

C’est la première fois de leur histoire que les Saracens remportent la Coupe d’Europe, après une finale il y a deux ans (perdue face au RC Toulon 6-23) et trois demi-finales (2008, 2013 et 2015).

Si le Stade des lumières est bien français, le temps lui est typiquement britannique. La pluie rend le ballon glissant et les Racingmen ont du mal à déployer leur jeu de passes. Les en-avant sont nombreux de part et d’autres. Mais ce sont les Saracens qui entrent le mieux dans cette finale. Leur buteur Owen Farrell concrétise cette domination par quatre pénalités (9ème, 23ème, 32ème, 38ème).

Heureusement pour le Racing, les Anglais ont aussi commis quelques fautes. Et le Sud-Africain Goosen en a profité pour passer deux pénalités, dont la première à 55 mètres des poteaux. Mais le score est de 12-6 en faveur des Saries à la pause.

A la 21ème minute, les ciel et blanc ont perdu sur blessure leur demi de mêlée Maxime Machenaud. Le Français a pris le genou de Chris Wyles dans la figure et est sorti du terrain pour protocole de commotion cérébrale. Remplacé par le Gallois Mike Philips, il n’est plus jamais revenu sur le pelouse du Stade des lumières.

Au retour des vestiaires, encore un coup dur pour les Franciliens qui perdent sur blessure leur demi d’ouverture Dan Carter. Rémi Talès est chargé de palier l’absence du Néo-Zélandais, qui aura quand même été discret dans cette finale.

Les Saracens occupent le terrain et obtiennent une pénalité contestable lors d’un contest dans les 22 mètres du Racing. Sur ce contest, Farrell semble garder le ballon au sol. Le ballon sort, Dimitri Szarzewski s’en empare mais l’arbitre Nigel Owens le sanctionne pour être passé sur le côté de la mêlée. Farrell ne laisse pas passer l’occasion de faire passer son équipe à 15-6.

Dans les vingt dernières minutes, le Racing parvient enfin à jouer son jeu et à mettre un peu de folie dans ce match mais c’est trop tard. Forts de leur expérience en Coupe d’Europe, les Saries contiennent les offensives adverses et gèrent avec sérénité leur fin de match. Owen Farrell, l’enfant terrible du rugby anglais, scelle définitivement le sort de cette finale par trois pénalités (51ème, 76ème et 79ème) et permet aux siens de l’emporter 21-9.

Le demi d'ouverture des Saracens Owen Farrell a marqué les 18 points de son équipe en finale de Coupe d'Europe face au Racing 92.

Le demi d’ouverture des Saracens Owen Farrell a marqué les 18 points de son équipe en finale de Coupe d’Europe face au Racing 92. Source : skysports.com

La déception est immense pour les Racingmen, qui ont quand même reconnu après le match par leur capitaine Dimitri Szarzewski qu’ils ont commis trop d’erreurs dans cette finale. Les Franciliens devront digérer cette désillusion et se remobiliser pour les phases finales de Top 14.

*Image en une : mensquare.com