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Le reportage d’Envoyé Spécial sur l’affaire Bygmalion maintenu !

Bonne nouvelle, l’ « Envoyé spécial » du 29 septembre est maintenu. Sans troncage, une interview clé sur l’affaire Bygmalion sera diffusée, signant la victoire de la responsable du programme Elise Lucet. Pour rappel, cette affaire met en cause Nicolas Sarkozy. Celui-ci aurait commis un délit de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. La journaliste insistait fortement sur la nécessité de maintenir l’émission car elle faisait directement écho à l’actualité chaude de l’affaire, à savoir que l’ex-président se voyait renvoyer en correctionnel par le parquet de Paris.

Le bras de fer remporté

Alors que Michel Field, le directeur de France Télévision, renonçait à la diffuser pendant la primaire à droite, le scandale semble justifié. Un choix suppose d’avoir toutes les cartes en main, tout électeur doit bénéficier ici de son droit à l’information. Elise Lucet en est probablement convaincu, ce qui explique sa lutte déontologique. Le Canard enchaîné lui a d’ailleurs prêté main forte dans ce bras de fer, accusant Michel Field d’appliquer les directives de Nicolas Sarkozy.

Crédit photo : VSD

Crédit photo : VSD

Censure ou autocensure ?

Si l’hypothèse d’une censure directe par Sarkozy parait difficilement concevable, il est bon de garder à l’esprit que l’enjeu peut en valoir la chandelle. La diffusion est en effet déterminante pour les primaires à droite, et plus largement pour la présidentielle. En ce sens, jouer des moyens de pression semblerait être la seule clé pour son salut politique. Mais, plus subtilement, une autre hypothèse consiste à considérer que le directeur de France tv se serait autocensuré pour protéger le candidat d’une mort politique qui semble arriver lentement et inexorablement.

A lire aussi : Nicolas Sarkozy au programme de la première de « L’émission politique » de France 2

Cette petite victoire d’Envoyé Spécial évite ce qui aurait constitué un véritable naufrage pour le droit à l’information, dont sont particulièrement garantes les chaînes publiques. Censées bénéficier de l’indépendance politique, à l’abri de tout interventionnisme occulte, cette querelle est révélatrice. La télévision publique semble en effet osciller entre chaîne publique qui assure le droit à l’information et chaîne d’Etat qui obéit à des intérêts opaques.

A lire aussi : ÉDITO : Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

La démocratie et sa fille la liberté d’expression était prêtes de se voir infligées une balafre de plus. Cette affaire aura au moins reflété la complexe intrication entre politique et médias. Et les tensions qu’implique l’information, entre ceux qui sont concernés et ceux qui la créent.

Crédit photo à la Une : Paris match.

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