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The Tribe : Le film choc de cet automne

Sortie prévue pour le 1er octobre dans nos salles obscures, The Tribe, s’annonce comme étant l’un des films indépendants les plus perturbants de 2014.

“ Ce film est en langue des signes, il n’y a ni sous-titres, ni voix off, car l’amour et la haine n’ont pas besoin de traduction.” Cette citation tirée de la bande annonce de The Tribe nous plonge d’emblée dans l’ambiance violente et majestueuse du premier long métrage de Myrsolav Slaboshpytskiy, réalisateur ukrainien prometteur.

Racontant l’histoire d’étudiants sourds placés dans un pensionnat spécialisé, où gang mafieux, drogue, prostitution sexe et amour tissent leur quotidien, The Tribe  est l’une des grandes révélations du Festival de Cannes 2014. Gagnant du prix des longs-métrages de la 53ème Semaine de la critique, le film est décrit par Charles Tesson, membre du jury, comme étant un “ Ballet virtuose, vertigineux et hallucinant ”.

Un film qui laisse sans voix

Vu en avant-première au Festival de Cannes, il est vrai qu’on peut dire que The Tribe a été l’un des rares films, à nous avoir autant remué et laissé sans mots à la fin.

On est tout d’abord charmé par la qualité du travail sur le son, la maîtrise des plans séquences rapprochés et l’esthétique de la mise en scène. La maîtrise du réalisateur résulte aussi dans sa capacité à créer une oeuvre cinématographique muette, mais qui reste très sonore pour autant avec des cris déchirés, des bruit de pas et claquements de portes incessants, qui semblent de plus en plus disproportionnés et agressifs au fur et à mesure que la violence des scènes montent d’un cran.

Au final, l’incompréhension de certaines paroles en langue des signes, laisse de l’espace à l’imagination d’un spectateur captivé par l’intensité des sons, des bruits, des gestes, qui finit par combler ce manque de mots, dont on ne pourrait normalement pas se passer dans un film.

@allocine

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Un casting surprenant

 Toutefois c’est finalement le choix du casting qui rend le film autant dramatique et émouvant. Choisir des acteurs totalement inconnus du grand public, réellement sourds et non professionnels était un paris risqué pour le réalisateur, mais qui finit par convaincre, tant le jeu des acteurs est parfaitement bien maîtrisé et bluffant. On s’aperçoit dès lors que ce parti-pris est un excellent choix de réalisation car il accentue le réalisme  des scènes et les rends encore plus violentes, poignantes et belles. L’émotion qui se dégage des personnages est intense et finit par tellement nous consumer qu’on ressort tous bouche bée à la fin du film.

Tout ces choix de réalisation et de mise en scène font de The Tribe, un être à part dans l’oeuvre cinématographique, un ovni sorti de nulle part, qui nous coupe le souffle et cela jusqu’à la dernière scène.  Alors si vous souhaitez sortir des sentiers battus du cinéma conventionnel et découvrir que les films des pays de l’Est ne sont pas en reste, attendez patiemment la sortie du film le 1er octobre.

[youtube id=”QOGegkvOryQ”] 

Faustine Dehan

 

 

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