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Un été au tribunal : 10 mois ferme pour avoir provoqué un accident sur le périphérique parisien

© Louis Pasquier-Avis

L’homme en excès de vitesse conduisait sans permis, sous emprise de l’alcool, de stupéfiants et de médicaments. Après plusieurs tonneaux, il sort de sa voiture et prend la fuite à pied. 

La série estivale dans les tribunaux français se poursuit. Retour au Tribunal correctionnel de Paris où les comparutions s’enchainent. Jeudi 5 aout, quatre salles d’audience sont réquisitionnées pour juger l’ensemble des prévenus du jour. Au quatrième étage de l’imposant et moderne palais de justice de Paris dans le 17ème arrondissement, trois hommes comparaissent libres et attendent leur passage. Le premier est accusé de violences conjugales, le deuxième d’atteintes sexuelles dans les transports en commun, le dernier d’être l’auteur d’un important accident de la route sur le périphérique parisien.

Violences conjugales, encore. 

Inès M. * porte plainte début juin 2021 contre son mari Rachid M. Lors de son audition auprès de la Police, la quarantenaire accuse son concubin de violences conjugales. Les faits sont graves et ne sont pas les premiers à survenir dans le couple. Déjà en juin 2020 les coups et les menacent fusent dans le logement. Un jour, alors que leur fils rentre avec son téléphone cassé, le père s’énerve et sort de ses gonds. Inès M. s’interpose donc pour calmer son mari qui se retourne contre elle. Il la plaque au sol et la serre à la gorge. Leur fils menace alors de se suicider pour convaincre son père de lâcher sa mère, ce qu’il finira par faire. « Je n’ai pas porté plainte parce que j’avais honte », explique Inès M. au Tribunal. 

« Il m’a dit qu’il allait me tuer, m’enterrer. Je l’ai supplié de me lâcher. »

Inès M*

Un an après, les faits se répètent le 3 juin 2021. De retour d’une journée de travail, Inès M. remarque que de la vaisselle sale traine dans l’évier. Après l’avoir fait remarquer à son mari, le ton monte rapidement. « Je reconnais l’avoir bousculé, mais elle m’a provoqué. Elle a dit que je n’étais pas un bon musulman, que j’étais qu’un sale PD », avoue l’homme qui jure ne pas être allé plus loin qu’une simple bousculade. Sa femme dénonce une tout autre version des faits. Selon elle, son mari l’aurait une nouvelle fois claqué au sol et l’aurait étranglé. « Il m’a dit qu’il allait me tuer, m’enterrer. Je l’ai supplié de me lâcher ».

Un couple qui bat de l’aile depuis 15 ans

Depuis 2006 le couple indique faire chambre séparée. Monsieur se défend d’être victime d’harcèlement sexuel de la part de sa conjointe qui veut avoir d’autres d’enfants. « Elle ne cesse de me rabaisser, de me traiter d’homosexuel ». Le Président rappelle alors qu’il ne peut s’agir d’une insulte. Chacun leur tour, les époux concèdent qu’ils auraient du se séparer il y a bien longtemps et qu’ils ont l’intention de le faire prochainement. La Procureur requiert à l’encontre de l’homme une peine de 6 mois de sursis avec une mise à l’épreuve de deux ans et une interdiction de contact avec sa femme. L’avocat de la défense se lève et prononce sa plaidoirie.

« Ma mère était une femme battue, je sais reconnaitre les femmes qui subissent des violences, je suis devenu avocat pour les défendre ». Le ton est donné. Le conseil de Rachid M. s’étonne qu’aucune marque de strangulation ni de violence n’a été détectée sur le corps de la victime. L’avocat dénonce un dossier vide « C’est une histoire de bousculade, moche certes, mais elle n’a pas pris de coups ». Après que le Tribunal se soit retiré, son client est finalement condamné à 6 mois de prison avec sursis avec l’interdiction de rentrer en contact avec sa femme et une obligation de travail. 

© Louis Pasquier-Avis
© Louis Pasquier-Avis

L’as du volant 

Dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, sur le périphérique parisien un carambolage s’est produit. Miraculeusement aucune victime n’est à déplorer. Une camionnette élancée et flashée à plus de 110 km/h au lieu de 70 km/h percute une citadine. Les deux véhiculent font plusieurs tonneaux et sont bons pour la casse. Au volant de l’utilitaire David S, 31 ans d’origine polonaise. Alors que des témoins s’arrêtent pour venir en aide aux victimes, David S. leur propose de l’argent pour acheter leur silence. En entendant les policiers arriver sur place, il décide de prendre la fuite à pied et d’abandonner son véhicule. Les pompiers retrouvent une sacoche avec 6900€ en liquide dans la boite à gants de ce dernier. 

Le lendemain matin, les policiers se rendent au domicile de l’homme. Il est interpellé dans le calme et conduit au poste pour être auditionné. Des analyses toxicologiques révèlent des traces de cocaïne. David S. raconte ne se souvenir de rien et être victime d’amnésie. L’homme prend un traitement contre la dépression qui a comme effet secondaire des troubles de la mémoire. À l’audience, le conducteur maintient ses déclarations. En plus d’une consommation de cocaïne, de médicaments, l’homme conduisait également sous l’emprise de l’alcool et n’est pas détenteur du permis de conduire français. Pour la Procureur c’en est trop et requiert à son encontre 1 an d’emprisonnement ferme. Le tribunal le condamne après avoir délibéré à 10 mois ferme, peine qu’il effectuera à domicile sous bracelet électronique.

*Le nom de la victime a été modifié. 

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