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Un hommage à Gisèle Halimi prévu pour début 2022 aux Invalides

Ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé sur son compte Twitter un hommage national prévu pour début 2022 à l’avocate féministe Gisèle Halimi, décédée en juillet 2020 à 93 ans. 

La nation rend hommage à Gisèle Halimi

En septembre 2020, le chef de l’Etat avait déjà annoncé qu’un hommage national serait rendu dans la cour des Invalides à Gisèle Halimi, avocate et figure féministe, sans donner de date. C’est finalement dès début 2022 qu’aura lieu cet hommage.

“Sa ‘farouche liberté’, elle l’utilisa pour libérer les autres. Par ses combats pour l’égalité, Gisèle Halimi changea et change encore la vie de millions de femmes. En accord avec sa famille, la Nation lui rendra hommage début 2022 aux Invalides”, a annoncé le président de la République sur Twitter, ce lundi 23 août.

Et sa panthéonisation ? 

Suite à l’annonce de la panthéonisation de Joséphine Baker, résistante et militante antiraciste, le débat de la panthéonisation de Gisèle Halimi a resurgit. “Et pour Gisèle Halimi, des nouvelles ?”, avait par exemple tweeté le sénateur socialiste Rachid Temal en réaction. D’autres internautes ont également interprété cette annonce comme le rejet et l’abandon de la possible panthéonisation de cette grande figure du féminisme en France.

Alors que dans son rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora avait préconisé la panthéonisation de Gisèle Halimi, plusieurs associations de harkis et de pieds-noirs reprochaient cette idée. 

Effectivement, Gisèle Halimi s’est opposée à l’Algérie française et a défendu des militants du FLN lors de la guerre d’Algérie. Encore aujourd’hui ses prises positions sur la décolonisation freinent l’idée d’une éventuelle panthéonisation de l’avocate. De nombreuses associations féministes et de gauche continuent de réclamer sa panthéonisation. 

Gisèle Halimi, visage du féminisme en France 

Gisèle Halimi, avocate et militante féministe franco-tunisienne, se démarque pour ses combats contre la colonisation et pour les droits des femmes, plus particulièrement pour le droit à l’avortement.

Elle est la seule avocate signataire, en 1971, du manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté et réclament le libre accès aux moyens contraceptifs et l’avortement libre. Elle milite aux côtés de Jean Rostand et Simone de Beauvoir en faveur de la dépénalisation de l’avortement. Elle contribue également à la criminalisation du viol à une époque où la culture du viol est à son paroxysme.

Elle est une grande figure du féminisme, sa pensée et ses combats résonnent encore aujourd’hui. “Je dis aux femmes trois choses : votre indépendance économique est la clé de votre libération. Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations, qui attentent à votre dignité. Ne vous résignez jamais !”

Documentaire de l’Ina sur Gisèle Halimi

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