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US Open : le point à la mi-parcours

À l’occasion de cette pause dominicale, partons pour un petit tour à Flushing Meadows, à la rencontre des satisfactions, mais aussi des déceptions et des surprises qui ont jalonné cette première semaine.

  • ILS/ELLES ONT ASSURÉ

Rafael Nadal. 21 jeux (soit en moyenne 2,33 par set) et zéro set encaissés : on a retrouvé le grand Nadal, après des mois de convalescence. Les derniers tournois remportés lui ont fait le plus grand bien. Le natif de Manacor se hisse en huitièmes de Finale sans soucis. Avec aucun point à défendre, on mettrait une petite pièce sur son accession au trône de n° 1 mondial dimanche…

Roger Federer. On a hésité à le mettre dans la catégorie « Ils ont surpris », mais c’est vite oublier que, même en nette baisse de forme ces dernières semaines, FedEx reste un immense champion, qui peut aller chercher très haut. Son éventuel ¼ contre Nadal s’annonce explosif.

Andy Murray. Pour le tenant du titre, tout roule. Hormis un petit trou d’air au deuxième tour, avec un set encaissé contre Leonardo Mayer, la vie à Flushing Meadows reste un long fleuve tranquille pour l’Écossais. L’Allemand Mayer ne devrait pas peser lourd au troisième tour, tout à l’heure.

Serena Williams. Après sa déconvenue à Wimbledon, la numéro un mondiale semble reprendre du poil de la bête. 8 jeux encaissés en tout, deux sets sans prendre le moindre jeu, le rouleau compresseur est en marche. Après deux Kazakhes au deuxième et troisième tour, précédées par Schiavone, sa compatriote Sloane Stephens, en grande forme à Wimbledon, subira-t-elle le même sort ? Tout indique que oui…

Victoria Azarenka. Elle aura beau glorifier Alizé Cornet, sa victime du troisième tour, la Biélorusse déroule. Après un cinglant 6-0, 6-0 au premier tour, et deux tours suivants assez tranquilles, Azarenka a désormais un rendez-vous de championnes avec Ana Ivanovic. En progression fulgurante depuis 2009 à Flushing Meadows, la Serbe peut-elle l’inquiéter ?

Agnieszka Radwanska. Sur une bonne dynamique cette année (au moins un quart à chaque Grand Chelem cette année, ce qui ne lui était jamais arrivé), rien ne ferait douter la Polonaise de faire aussi bien à Flushing Meadows. Après deux modestes Espagnoles, Radwanska a eu un peu plus de mal contre la n° 32 Pavlyuchenkova au troisième tour. Makarova (n° 24), encore une Russe, confortera-t-elle la Polonaise dans sa régularité ? Tout semble indiquer que oui.

Serena us open

À domicile, Serena assure pour le moment

  • ILS/ELLES ONT DÉÇU

Juan Martin del Potro. La victoire ici en 2009 semble un lointain souvenir : l’Argentin, pourtant n° 6 mondial, est stoppé dès le deuxième tour. Certes, ce n’est pas n’importe qui en face : Lleyton Hewitt, qui semble ne jamais vieillir. Mais tout de même. Pour ce joueur spécialisé en dur, cette élimination fait tache. Face à la rage de vaincre légendaire de l’Australien, l’Argentin, diminué par son poignet gauche, n’a rien pu faire.

Kei Nishikori. La révélation de l’année 2013, qui a éliminé Federer à Madrid et enlevé le Masters 500 de Memphis, a subi une grosse tuile à New York. En effet, il s’est incliné dès le premier tour contre le modeste Britannique Daniel Evans, issu des qualifications. Il faudra encore attendre pour le voir régulier dans les grands tournois…

Jerzy Janowicz. Un peu comme son homologue nippon, le Polonais n’arrive pas à confirmer. Révélé par sa finale à Bercy en 2012, on le croyait définitivement entré dans la cour des grands avec sa demi-finale à Wimbledon. Certains esprits tatillons diront qu’il a bénéficié de tableaux faciles, mais ce n’est pas la question. Le voilà sorti dès son entrée en lice, par le qualifié argentin Gonzalez. C’est décevant, et inquiétant pour la défense de sa finale, dans 1 mois et demi.

Sara Errani. Demi-finaliste l’année dernière, la finaliste de Roland-Garros 2012 a failli cette année à New-York. Même tombée contre sa compatriote Flavia Pennetta, de retour en grande forme, cette défaite tranche avec sa victoire expéditive (6-0, 6-0) contre la modeste Australienne Rogowska au premier tour. Ça ne remet pas en cause sa présence aux Masters, mais ça met des doutes sur ses performances dans les semaines à venir.

Petra Kvitova. Où est passée Kvitova ? En perdition depuis son ¼ déjà décevant à Wimbledon, la Tchèque, tout comme l’ensemble du tennis de son pays, n’a pas fait long feu à Flushing Meadows. Fragilisée, elle s’est fait surclasser par la jeune Américaine Riske, invitée par les organisateurs. Un étonnant 6-3, 6-0 pour celle qui a pourtant un titre en Grand Chelem à son actif. Il va falloit rectifier le tir pour espérer accéder aux Masters, et préparer 2014.

Kristina Mladenovic. On sait, on n’est pas très sympas de mettre le principal espoir du tennis féminin tricolore dans nos déceptions. Autant sur les précédents Grands Chelems, la Franco-Serbe a eu la malchance d’à chaque fois tomber contre une championne (Stephens en Australien future finaliste, Stosur à Roland-Garros, Sharapova à Wimbledon), autant là, l’obstacle Jamie Hampton n’était pas insurmontable au deuxième tour. D’autant que c’est Stephens qu’elle aurait pu retrouver un tour plus tard… Mais à 20 ans, en plus d’un palmarès en double très étoffé, l’avenir est devant elle.

del potro us open

Un petit tour et puis s’en va pour Juan Martin del Potro à Flushing Meadows

  • ILS/ ELLES ONT SURPRIS (EN BIEN)

Daniel Evans. On connaît le tennis britannique masculin extrêmement pauvre, seulement aurolé par Andy Murray. On a peut-être trouvé là une nouvelle pépite, nommée Daniel Evans. Car avant de s’incliner logiquement contre Tommy Robredo, le numéro trois britannique a successivement éliminé Kei Nishikori et Bernard Tomic. Tout ça en ne concédant qu’un set et 28 jeux. Vraiment pas mal pour une première participation à l’US Open, et une troisième en Grand Chelem.

Lleyton Hewitt. Ce joueur est décidément éternel. À 32 ans, l’un des vétérans du circuit se porte toujours aussi bien. Lui-même qualifie sa performance au deuxième tour, d’ « extraordinaire ». Qu’il est modeste, ce Lleyton. Malgré son âge et ses performances récentes, il en reste un champion d’exception. Et si le Russe Donskoy en faisait aussi les frais au troisième tour ? On verrait pas pourquoi ça marcherait pas, nous…

Denis Istomin. Très discret, l’Ouzbék enchaîne les performances d’honneurs en Grand Chelem. Après son huitième de Finale l’année dernière à Wimbledon, le voici au troisième tour d’un grand Chelem, une place qu’il atteint souvent. Après avoir sorti Almagro au 1e tour, ce qui est en soi une performance, pour Kamke au deuxième tour, Andreas Seppi a tout intérêt à se montrer vigilant face à lui. D’autant qu’il a une revanche à prendre de cette année, qui date d’Australie…

Camila Giorgi. Le tennis italien féminin est paradoxal : à chaque fois qu’on vit une déception (ici, Sara Errani), on voit une révélation. Celle de Flushing Meadows 2013 s’appelle Camila Giorgi. La jeune femme originaire des Marches, issue des qualifications, a provoué un coup de tonnerre, en sortant au troisième tour la numéro six et ex-numéro un mondiale Caroline Wozniacki, après deux précédents tours convaincants, où elle a fait preuve de courage et de patience, notamment dans son tie-break gagné 10-8 au deuxième tour. Désormais, c’est sa compatriote Roberta Vinci qui se dresse devant elle. L’épopée new-yorkaise risque bien de continuer pour elle…

Flavia Pennetta. Parce qu’elle fait à peine son come-back, elle est encore dans la catégorie « surprises ». L’Italienne, l’une des doyennes du circuit féminin, vient de sortir deux têtes de série, en les personnes de Sara Errani et Svetlana Kuznetsova. En 1/8 de finale, elle affrontera la Roumaine Simona Halep. Et si le come-back se transformait en rennaissance ?

Alison Riske. Parfois, c’est sur ses terres qu’on perce. C’est le cas d’Alison Riske. La jeune Américaine, qui n’avait disputé qu’un seul US Open auparavant, poursuit un parcours déjà bien entamé, puisque la voilà en huitième de Finale, après avoir éliminé une Japonaise, une Serbe, et surtout Petra Kvitova au tour précédent. La Slovaque Daniela Hantuchova n’a qu’à bien se tenir : portée par son public, Riske pourrait bien créer un nouvel exploit, pour pourquoi pas s’offrir un duel contre Victoria Azarenka en quart de Finale.

hewitt us open 2013

Mais où s’arrêtera Lleyton Hewitt ? L’Australien semble éternel…

Bilan de cette première semaine : c’est pas la folie de Wimbledon, c’est pas tout à fait non plus la logique de Roland-Garros, mais on a quelques belles surprises, et de jolis matches qui pimentent tout ça. Ça devrait monter en puissance en deuxième semaine, avec de beaux chocs au programme !

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