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Weather Winter 2015 : l’édition de la maturité

Le Weather Winter Festival a eu lieu le week-end dernier. Ce line up étant plein de potentiel, nous sommes donc allés voir par nous-même ce qu’il en était.

Vendredi 23h, nous arrivons au Paris Event Center, Antigone est en train de tranquillement s’échauffer à 130 bpm. Nous découvrons le hangar A : celui-ci s’est paré d’un écran géant, placé derrière le DJ, tout en conservant le jeu de lumières en profondeur du précédent Weather.

A minuit Jeff Mills entame sa performance avec deux heures de mix reprenant les classiques de son label, Axis. Le format est typé dancefloor et dissipe immédiatement nos craintes d’un concert trop capillotracté.

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Le hangar, alors au quart plein, se remplit doucement. Vers 2h, le voilà plein à la moitié lorsque le Wizard clôt la première partie avec un The Bells qui rend la foule hystérique. Commence ensuite la deuxième partie, Purpose Maker, plus tribale et répétitive. Mi-live, mi-mix, Mills apporte progressivement un côté de plus en plus froid, ce qui nous amène à nous demander quand arriveront Blade Runner, les extraterrestres, l’espace temps et les UFO, thèmes si chers à l’artiste.

La 3e partie marque une pause dans la dynamique du set. Mentale, torturée, très progressive, on retrouve le Jeff Mills hyper intellectuel. La danse se calme, la foule se fait observatrice. Nous restons 40 minutes sur l’heure que dure cette partie avant d’aller faire une petite pause.

On revient pour le début de Something In The Sky, la dernière partie. Jeff est de retour sur de la musique dansante. Contrairement au Weather Summer on a de la place pour danser, il ne fait pas chaud au point de pleuvoir dans la salle, c’est un régal. Psychédélique, cette partie joue des sons cosmiques et des rythmiques breakées pour évoquer la vie extraterrestre et le voyage interstellaire. On se prend au jeu jusqu’à ce que nos jambes ne tiennent plus. On rentre, lessivés, mais heureux d’avoir pris une leçon de musique.

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Samedi on remet le couvert. Le cadre a changé, des boules disco ont été rajoutées dans la salle où Jeff Mills se produisait la veille, le Hangar B a ouvert pour accueillir la scène techno et l’open air accueille le camion bazar, l’O.F.N.I, et les points de restauration.

Dans le hangar A, DJ Steaw nous reçoit avec un joli set house mélodique, aux basses virevoltantes. Parfait pour se mettre en forme. On attrape un sourire allant d’une oreille à l’autre puis on part en escapade sur le coup de minuit. On passe rapidement au camion bazar, chez les joyeux lurons de l’OFNI, devant le stand de fondue qui fait envie comme pas possible, puis on s’arrête devant le live de Voices From The Lake. On est surpris, le live est beaucoup plus rapide et entraînant que prévu. On s’attendait à des basses breakées et à des nappes subaquatiques et, au contraire, on a une jolie techno mélodique. Surprise donc, mais loin d’être désagréable.

Retour au hangar A pour le set de Mr Ties. Le line up est d’une qualité exceptionnelle sur la house, on s’attend à un joli mélange house / disco / funk / afrobeat pendant toute la soirée. Effectivement la house, d’abord calme, laisse rapidement place à la disco, le hangar prend 5°, les boules disco scintillent et nous on saute partout.

Pour vous retranscrire l’ambiance, voilà des morceaux choisis des sets de Mr Ties et Kenny Dope, classés dans leur ordre d’apparition dans une petite playlist.

Kenny Dope enchaîne ensuite sur une house plus tribale. On est moins disco et funk mais beaucoup plus new wave, micro house et progressive house (non non le sous genre n’est apparemment pas mort). La moitié de Masters At Work se fait plaisir, la foule est réceptive au possible et les visuels finissent le travail en beauté.

Petit crochet par le live techno de Shifted dans le hangar B. Comme on s’y attendait c’est dense, noir, hypnotique, à la rythmique très breakée, ce qui résulte en une impression de lenteur malgré le tempo rapide. La musique se transforme en une lente nappe d’un doux poison, qui, rampante, nous prend d’abord les jambes avant de remonter progressivement, impérieuse, jusqu’à notre tête.

Lil’ Louis enchaîne dans le hangar A. Il finit sur des morceaux très progressifs, à cheval entre house et techno dans un style similaire à celui de Robert Hood. Pour l’avoir vu dans d’autres contextes, je lui préfère personnellement les salles plus petites, à l’atmosphère plus intime et survoltée.

Nous rentrons après avoir passé une excellente soirée, il est certain que le festival a atteint son niveau de maturité. Le line up était excellent, le système son mieux calibré qu’au Weather Summer et les visuels apportaient un grand plus. A suivre.

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