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Les chauffeurs rentrent en guerre contre Uber

Les chauffeurs Uber rentrent en guerre contre la plateforme américaine. Depuis 4 heures du matin vendredi,ils bloquent les accès aux aéroports parisiens. Le géant américain ne veut pas plier face aux revendications des chauffeurs.
Les chauffeurs privés Uber distribuent leurs cadeaux de Noël en avance cette année. A partir de 4 heures du matin, ce vendredi, les chauffeurs ont filtré les abords des aéroports de Roissy et d’Orly. Ces blocages font suite aux nombreuses revendications des chauffeurs. Après s’être rassemblé à Orly, le cortège s’en est allé ce matin direction Roissy.

120 véhicules ont été verbalisés pour « entrave volontaire à la circulation ». Les manifestants veulent dénoncer la suprématie de la plateforme Uber qui fixe les tarifs des courses sans que l’État ne puisse rien dire.

 

Des chauffeurs en colère

Ces opérations escargots sont une réponse au blocage des négociations entre les chauffeurs et Uber. Les conducteurs protestent contre des conditions de travail « indignes ». Aujourd’hui la course rapporte 6 euros à un chauffeur. L’État n’a pas son mot à dire, ce qui entraine des dérives, qui sont pointées du doigt actuellement.

A l’appel de plusieurs syndicats de VTC, depuis 4 heures du matin vendredi, des « chauffeurs Uber » bloquent les accès aux aéroports parisiens.

La grogne monte chez les chauffeurs Uber, ce matin à l’aéroport de Roissy – Benoit Tessier

 

La société américaine ne semble néanmoins pas décider à entamer de vraies négociations.Après la fermeture de sa plateforme lowcost “UberPop”, Uber avait augmenté les prix de 15 % en moyenne, tout en imposant une commission de 25 % sur les courses des utilisateurs du service.La colère des chauffeurs est soutenue par la CFDT. Le syndicat réclame des gestes forts de la part de d’Uber, notamment en matière de  protection sociale.

L’Etat comme médiateur

Les syndicats de VTC se disent près à négocier avec le médiateur Jacques Rapoport, nommé par le ministère des transports. Cependant ces négociations commencent à tendre vers une discussion de sourd avec la société Uber.

Le fonds d’aide proposé par Uber de 2 millions d’euros ne semble pas suffire aux chauffeurs. Ces derniers restent ferme sur leurs décisions. Ils demandent de meilleures conditions de travail et une baisse du pourcentage prélevé par Uber sur chaque course. Des conditions qui coincent. Les conducteurs menacent de quitter massivement l’application américaine pour migrer vers des services français tels que Snapcar. La guerre entre Uber et ces chauffeurs donc ne semblent pas près de finir.

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