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5 éléments pour comprendre… les grandes pandémies de l’Histoire

Peste, choléra ou grippe, le monde dans lequel on vit n’en est pas à sa première pandémie. Depuis la nuit des temps des virus frappent et déciment la population. En ces temps troublés, on revient pour vous sur les 5 grandes pandémies de l’histoire

1/ L’épidémie de la Peste d’Athènes

En 430 avant J.C, une épidémie de “peste” s’empare de la cité de Péricles. L’épidémie apparaît pendant la guerre du Péloponèse, lors de la seconde campagne. Les Spartiates rentrent tout juste dans Athènes lorsque celle-ci se déclare. Une mauvaise nouvelle pour la cité, qui obligée de confiner sa population entre ses murs la voit tomber précipitamment. Fièvre, soif et taches sur le corps sont les symptômes de cette nouvelle maladie. Les prières se multiplient, la population a recours aux oracles, mais rien ne fonctionne. A la fin de l’épidémie c’est un tiers de la population qui aurait été décimée.

Pendant l’épidémie un homme s’est intéressé à cette maladie, Thucydide. Considéré comme le premier historien, il a remonté l’histoire de ce que fut surnommée la “peste d’Athènes” et raconte ses découvertes dans son oeuvre “La guerre du Péloponnèse”. Le virus se serait ainsi développé en Ethiopie, aurait traversé l’Egypte, la Perse et quelques îles grecques. En remontant son parcours il a compris que le virus suivait les différentes routes commerciales existantes.

En Grèce, l’épidémie toucha en premier le port de Pirée, un port de marins, marchands, métèques et esclaves, puis se propagea à la haute ville et aux beaux quartiers. Thucydide dans ses recherches fait de nouvelles découvertes. En confinant la population derrière les murs de la ville d’Athènes une partie de celle-ci meurt mais une autre survie jusqu’à voir l’épidémie s’arrêter. Involontairement et sans encore s’en rendre compte, Thucydide découvre l’immunité collective. Son oeuvre fut par la suite considérée comme majeure, car elle permit aux scientifiques dans le futur d’étudier l’épidémie, et d’ainsi comprendre que ce n’était pas la peste mais une épidémie de variole ou de typhus, mais aussi de mieux comprendre comment se propagent les maladies.

2/ L’épidémie de Peste Noire

De 1346 à 1353, l’une des plus meurtrières pandémies de l’Histoire a pris place. Tout commença à cause de rats présents dans les cales des bateaux marchands. Ces premiers, infestés de puces porteuses de la peste bubonique, se promenaient dans les bateaux. Les puces n’avaient plus qu’à piquer les marins travaillant dessus pour les infecter. Par la suite, et comme pour la peste d’Athènes, la maladie se répandue grâce aux routes commerciales. La maladie s’est propagée plutôt rapidement, la période d’incubation est en moyenne de 3 jours, et était ravageuse. Une fois la période d’incubation passée, les personnes contaminées pouvaient souffrir de vomissements, maux de tête, d’une fièvre très élevée et voir apparaître sur leur peau des plaques gangreneuses noirâtres.

Ce que l'on peut apprendre de l'épidémie de peste noire du Moyen-Âge | Coronavirus | Radio-Canada.ca

Ce sont ainsi 25 millions de personnes qui sont mortes de la peste noire. La plupart des scientifiques estiment que la population européenne, avant l’épidémie, était de 75 millions avant de passer à 50 millions de personnes. Ce fut ainsi la première hécatombe de l’Europe.

3/ L’épidémie de Choléra

Le choléra est apparu officiellement au Bengale en Asie en 1823 via de l’eau contaminée. De là, le virus s’est propagé de l’est vers l’ouest passant par le Caucase et l’Anatolie pour atteindre la Russie en 1826. Stoppé par le froid, la propagation du virus semblait s’être stoppée. Cependant, le conflit entre la Pologne et la Russie de 1826 et 1831 a fait que l’épidémie a gagné un peu plus de terrain. Voyant l’épidémie se propager en dehors des pays de l’Est des précautions sont alors prises par les pays occidentaux. L’Angleterre décide de ne fait plus venir de bateau russe dans ses ports et la France impose des quarantaines dans tous les siens.

Malgré cela, le virus atteint quand même les pays de l’Ouest. Le choléra fait sa première apparition en Angleterre dans la ville portuaire de Sunderland en août 1831 et apparait en 1832 dans le port de Calais après le passage d’un malade à bord d’un bateau. Pensant que seuls les pauvres, sales et incultes sont touchés par la maladie à cause des conditions sanitaires dans lesquelles ils vivent, la bonne société ne s’inquiète pas plus que cela de la maladie. Cependant, elle n’épargne personne et ne tarde pas à gagner Paris. Pauvres comme riches peuvent attraper le choléra. Les personnes infestées subissent des diarrhées intenses et des vomissements menant à une sévère déshydrations. Des effets pouvant coûter la vie à quelqu’un en moins de 48h.

L’épidémie est courte en France, elle ne dure que six mois. Cependant, elle a fait des ravages. Environ 100 000 morts sont recensés dans le pays dont 20 000 à Paris. Un seul point positif peut être constaté. Cette crise permet de prendre conscience de la nécessité de construire des installations sanitaires efficaces pour éviter toute reprise. A Paris, de grands travaux sont entrepris, notamment par Georges Haussmann pour rendre la ville plus agréable et propre. Malgré ces nouveaux aménagements l’épidémie refait surface deux fois, en 1854 et 1865. Toutefois elles ne sont pas aussi fatales que celle de 1832.

4/ La Grippe Espagnole

Aussi mortelle que la peste noire, la grippe espagnole est considérée comme la pire pandémie du 20ème siècle. Au début de l’année 1918, une maladie apparaît sous le nom de la grippe “espagnole” dans les journaux français. Un nom trompeur car la grippe n’a d’espagnol que son nom. Cette dernière est née aux Etats-Unis au Kansas dans le Texas. Elle porte ce nom car l’Espagne fut le premier pays à parler de cette maladie. N’étant pas soumis à la censure car n’étant pas impliquée dans la Première Guerre mondiale, les journaux espagnols traitèrent librement de cette actualité. La France quant à elle soumise à la censure, ne pouvait pas parler des cas présents dans le pays et présenta cette maladie comme étant d’origine espagnole.

La grippe espagnole de 1918 : la mère de toutes les épidémies

Surnommée “La Grande Tueuse”, la grippe espagnole s’est propagée en trois temps. La première fois au début de l’année 1918, lors de l’arrivée des troupes américaines, puis de novembre à décembre 1918 et enfin au début de l’année 1919. Pour des raisons inconnues, les jeunes personnes sont les plus touchées par la maladie. La plupart des malades subissent un affaiblissement des défenses immunitaires, des difficultés respiratoires, de la fièvre et de la toux. La grippe aurait fait en moins de deux ans entre 20 et 50 millions de morts, c’est-à-dire 2 à 5 fois plus de victimes que la Première Guerre mondiale. Suite à cela, la Société des Nations (SDN) crée en 1922 le “Comité de la Santé et de l’Organisation d’hygiène”, qui deviendra plus tard l’Organisation Mondiale de la Santé, afin d’anticiper toutes nouvelles épidémies.

5/ Le SIDA

Toujours présent de nos jours, le Sida (Syndrome d’immunologie Déficience Acquise) est devenu au fil des années l’une des plus graves pandémies sur terre. Apparu dans les années 1980, le virus a tué près de 32,7 millions de personnes dans le monde. Plusieurs hypothèses existent quant à son origine. Le virus aurait ainsi franchi la barrière des espèces lors de chasses. L’homme aurait été contaminé suite à des morsures d’un singe infecté, par des écorchures lors du dépeçage des animaux ou lors de la consommation de la viande.

Au fur et à mesure des années, les scientifiques en sont venus à la conclusion qu’il existe une différence entre le VIH (Virus de l’Immundéficience Humaine) et le Sida. En effet, une personne ayant le Sida est forcément infectée par le VIH, c’est-à-dire que la personne a développé une maladie opportuniste. A l’inverse les personnes infectées par la VIH ne développent pas forcément le Sida.

Le VIH et le Sida ne se transmettent que par trois modes de contamination. Par voie sexuelle, voie sanguine ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Et contrairement aux idées reçues, le virus ne se transmet pas par les piqûres de moustiques. Ainsi, plus de 75,5 millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis le début de la pandémie. Véritable fléau de notre époque, aucun vaccin ou traitement protégeant du virus n’existe. Seuls des traitements permettant de ralentir le développement de la maladie existent, tels que les trithérapies depuis 1996. Les seuls moyens à l’heure actuelle pour s’en protéger et pour éviter sa transmission sont d’utiliser un préservatif lors d’un rapport sexuel et de se faire dépister au minimum une fois par an.

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