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5 éléments pour comprendre… qui est le tueur en série Francis Heaulme ?

Francis Heaulme histoire Le Routard du crime affaires

Connu sous le surnom du « routard du crime », Francis Heaulme est derrière les barreaux depuis plus d’un quart de siècle déjà. Il a été reconnu coupable dans de multiples affaires criminelles françaises.

1. Un enfant perturbé

Le 25 février 1959, le petit Francis Heaulme voit le jour à Metz en Moselle. Il passe son enfance du côté de Briey aux côtés de sa mère, son père et sa sœur Christine. Mais dès son plus jeune âge, il assiste à des scènes traumatisantes. Son père, un homme violent et alcoolique, frappe régulièrement sa mère que Francis définit comme « une sainte« . Avec sa frangine, ils vont donc souvent devoir se débrouiller seuls. À un tel point que parfois ils doivent se nourrir eux-mêmes à base de pâtée pour chat pendant plusieurs jours, ce qui lui vaudra le surnom de « Félix » (comme Félix le chat, ndlr).

Ce n’est pas tout puisque Francis Heaulme, en plus de ses problèmes familiaux, est atteint d’une maladie : le syndrome de Klinefelter. De ce fait, il possède une taille supérieure à la normale, un quotient intellectuel inférieur de 15 points à la moyenne ou encore un appareil reproducteur de très petite taille présentant des risques d’infertilité. Une pathologie qui touche seulement un homme sur 600 en moyenne, dont le petit garçon subira les conséquences à l’école.

2. Changement de comportement à l’adolescence

À l’âge de l’adolescence, ce dernier passe à un stade supérieur de folie. Entre les moqueries à l’école, les coups de son père et le fait d’avoir été enfermé plusieurs à la cave de chez domicile, Francis Heaume commence à s’isoler. Il se met à boire de l’alcool, s’amuse à enterrer des animaux vivants ou à se taillader différents parties du corps avec des morceaux de bouteille en verre.

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3. Développement d’une passion pour le crime

16 octobre 1984. Nicole, la mère de Francis Heaulme, succombe à un cancer. N’ayant de l’amour que pour elle, le jeune homme âgé de la vingtaine est complétement dévasté. Il tentera alors de se suicider plusieurs fois et se mettra à collectionner les coupures de presse du petit Grégory Villemin (tué le même jour que celui de sa mère). En allant même jusqu’à perdre son emploi de maçon.

Seulement trois semaines après, il commet son premier assassinat. Le premier d’une longue série dans laquelle Francis Heaulme sera reconnu coupable, mis en examen ou soupçonné fortement :

  • 5 novembre 1984 : Assassinat d’une adolescente de 17 ans (Lyonnelle Gineste), avec la complicité de Joseph Molins (un de ces camarades de comptoir)
  • 8 mai 1986 : Homicide sur un jeune militaire (Laurent Bureau), avec la complicité de Didier Gentil
  • 28 septembre 1986 : Meurtre de deux garçons par coups de pierre (Cyril Beining et Alexandre Beckrich) à Montigny-lès-Metz.
  • 29 décembre 1986 : Homicide sur une employée de supermarché (Annick Maurice) pendant la cure de désintoxication de Francis Heaulme.
  • 22 juin 1988 : Double assassinat de Georgette Manesse (86 ans) et Ghislaine Ponsard (61 ans) par coups de couteau à Charleville.
  • 5 avril 1989 : Meurtre du petit enfant belge (Joris Viville) venu en vacances dans le Var.
  • 14 mai 1989 : Égorgement d’une aide-soignante de 49 ans (Aline Pérès) près de Brest.
  • 18 juillet 1989 : Homicide sur une hôtesse de bar (Sylvie Rossi) après que cette dernière l’ait pris en auto-stop.
  • 7 mai 1991 : Viol et meurtre d’une adolescente (Laurence Guillaume) de quatorze, en compagnie de Michel Guillaume.
  • 5 janvier 1992 : Assassinat d’un père de famille retraité (Jean Rémy) du côté de Boulogne-sur-Mer.

De la Lorraine au Var en passant par le Pas-de-Calais, Francis Heaulme a fait des dégâts humains partout à travers l’Hexagone. Son nombre incalculable de liens avec des crimes lui vaudra, plus tard, le surnom du « routard du crime ».

4. Le début de la fin

C’est le 7 janvier 1992 que le tueur en série est enfin arrêté. Suspecté dans l’affaire de la mort d’Aline Pérès, les forces de l’ordre l’interceptent à Bischwiller en Alsace. Il avouera finalement le meurtre de l’aide-soignante brestoise. Des années plus tard, ayant du mal à retracer le parcours du meurtrier, le gendarme Jean-François Abgrall remonte le fil des événements et trouvent des liens entre les enquêtes. Provoquant ensuite une série d’une quinzaine d’aveux (plus ou moins explicites) de la part de Francis Heaulme.

Aujourd’hui, le meurtrier a été condamné pour neuf homicides sur 11, dont trois fois à l’emprisonnement à perpétuité. Il est actuellement incarcéré à la maison centrale d’Einsisheim, un établissement pénitencier dédié pour les prisonniers de longue durée.

5. Une haine toujours incomprise

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Malgré moultes interrogatoires, aucun juge n’a su réellement déterminer d’où venait toute cette profonde motivation criminelle. Si une tendance impulsive lui a été notifié, le routard du crime s’est rendu compte en 2018 avoir commis des actes « monstrueux« . Alors, « pourquoi vous tuez, M. Heaulme ?« , lui a demandé le président de la cours d’assise de Moselle. « Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire, je ne sais pas« , lui a répondu le serial killer.

En effet, parmi les points commun entre tous ces meurtres, on remarque qu’à chaque fois il s’agit de personnes plus vulnérables : personnes âgées, femmes, enfants… Mais également que Francis Heaulme n’avaient aucun mobile contre eux.

À lire aussi : 5 éléments pour comprendre… l’affaire Nordahl Lelandais

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