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5 éléments pour comprendre … la vraie histoire de l’Underground Railroad

La plateforme de streaming Amazon Prime Video, a dévoilé ce 14 mai, leur nouvelle série : Underground Railroad. Il s’agit de l’adaptation, par Barry Jenkins, du roman à succès de Colson Whitehead, publié en 2016. On parle ici d’histoires fictives dans les deux oeuvres. Mais nous savons que les auteurs se sont très clairement inspirés de l’Histoire, de faits avérées, d’une réalité historique. Voici 5 éléments pour à la fois, mieux comprendre l’oeuvre de Whitehead, et celle de Jenkins, à travers l’histoire de l’esclavage aux Etats-Unis.

L’Underground Railroad : pas véritablement un « chemin de fer »

Colson Whitehead et Barry Jenkins ont en fait imager le nom que l’on donnait à ce chemin. La réalité était tout autre, l’Underground Railroad était en réalité un rassemblements de chemins, de routes, de passages souterrains. Le trajet était marqué par des points de rendez-vous, des abris, des planques. Tout cela organisée par un système d’entraide entre esclaves en fuite et abolitionnistes. Ces derniers étaient d’une grande aide pour les fugitifs, en les cachant dans des greniers, en apportant une aide financière par la récolte de fonds, certains les accompagnaient même au tribunal. 

Il fallait voir l’Underground Railroad comme un réseau d’entraide à échelle nationale. Le but de se chemin était d’aider à rejoindre des terres de liberté comme le Canada, le Mexique, ou bien les Îles Caraïbes.

Un réseau plus ou moins connu

Certaines rumeurs affirmaient l’existence du réseau de l’Underground Railroad. Néanmoins, sans réelles preuves physiques, puisque le chemin de fer n’existait pas réellement, l’hypothèse était abandonnée par la plupart des asservisseurs. La difficulté à prouver l’existence de ce réseau est également due à la communication et au système de codes secrets indéchiffrables. Le champ lexical du chemin de fer était employé, on parle de « conducteurs », de « passagers », tout pouvait laisser croire à un véritable train.

William Still : le fondateur

William Still est connu comme étant le « père fondateur » de ce réseau, un des premiers grands acteurs de ce mouvement. De 1844 à 1865, William permit à de nombreux afro-américains d’échapper à l’horreur. Beaucoup d’esclaves en fuite allaient le retrouver, à Philadelphie, où il les accueillait à bras ouverts. Chaque personne de passage dans sa maison faisait l’objet de nombreuses interrogations : William Still écrivait toutes les informations qu’il pouvait. Ces documents, il les gardait très précieusement, et ils furent la preuve écrite des horreurs qu’on pu subir ces personnes. Durant cette période, il rassembla des archives de plus de 1000 anciens esclaves. Il garda les informations cachées jusqu’à ce que l’esclavage soit aboli en 1865.

Il publiera en 1872, soit sept ans après l’abolition de l’esclavage, un livre retraçant tout les entretiens, pour un total de 800 pages. Le nom de l’oeuvre est représentatif des événements « The Underground RailRoad ». Il a été publié en trois éditions. Il est le texte le plus connu sur l’Underground Railroad.

William Still est une figure emblématique du chemin de fer clandestin. Son livre permet d’avoir une preuve concrète des évènements. Il met en lumière à l’époque, la littérature afro-américaine, et rend hommage à tout une communauté. À savoir que Colson Whitehead s’est servi des témoignages récoltés par William en tant que recherches pour écrire son récit.

Harriet Tubman : symbole de liberté

Hariet Tubman est un notre exemple d’héroïsme et de courage, elle est une actrice majeure de l’Underground Railroad, elle aurait permis dans les années 1850 la libération de plus d’une centaine d’esclaves. Elle infiltrait des plantations, renseignait aux autres l’existence du chemin de fer. 

« J’ai été la conductrice du chemin de fer clandestin pendant huit ans, et je peux dire, contrairement à la plupart des conducteurs, que mon train n’a jamais déraillé et que je n’ai jamais perdu de passager »

Elle fut d’une aide importante durant la Guerre de Sécession, meneuse d’une expédition armée en Caroline du Nord, permettant la libération de plus de 700 esclaves. Elle a également joué le rôle d’éclaireuse, d’espionne et d’infirmière. Après l’abolition, elle continua à défendre toutes formes de liberté, notamment le droit des femmes.

Elle est une si grande figure de liberté aux Etats-Unis qu’elle devrait, d’ici 2028, avoir sa tête sur les billets de 20 dollars. Harriet Tubman est sur le point de devenir une icône du pays, un symbole à elle-seule. Elle serait la première femme et la première afro-américaine à figurer sur un billet. Un parc à Maryland est notamment dédié à Harriet, et un biopic sorti l’année dernière également.

Une échappatoire efficace

En fin de compte, l’Underground Railroad fut d’une immense utilité, on parle de plusieurs dizaines de milliers d’esclaves ayant réussi à s’échapper. L’Histoire démontre que cette itinéraire aurait existé dès le fin du XVIIème siècle, même s’il a surtout été très utilisé à la fin du XVIIIème siècle. Le terme d’Underground Railroad apparait vers 1840. L’utilisation de ce chemin s’arrêtera, après l’abolition de l’esclavage, en 1865.

Cette entraide entre abolitionnistes, noirs et blancs, est la preuve que l’être humain peut aller au delà d’un système injuste et violent, et trouver des alternatives aux horreurs subies, pour espérer voir la lumière au bout du tunnel. Les oeuvres de Colson Whitehead et Barry Jenkins sont un hommage, un moyen de se rappeler, tout comme les témoignages récoltés par William Still. 

Découvrez en 10 épisodes sur Prime Vidéo, une oeuvre de fiction mélangée à un contexte historique poignant. Une série évènement signée Barry Jenkins.

Cora Randall, une jeune esclave à la conquête de sa liberté dans le Sud des Etats-Unis avant la guerre de Sécession. Après s’être échappée d’une plantation de Géorgie, Cora découvre l’existence du légendaire « Chemin de fer clandestin », un réseau sous-terrain secret bien réel et rempli de chemins de fer et tunnels créés par des ingénieurs.

À lire aussi : Mixte : Prime Video lance sa nouvelle série française le 14 juin

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