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Roland Garros 2026 : que gagnent les vainqueurs du tournoi?

Porte d’Auteuil, du 18 mai au 7 juin. Roland Garros 2026 promet du spectacle, des émotions et du tennis à couper le souffle. Mais en coulisses, l’édition démarre sous tension. Le tournoi affiche une dotation record de 61,7 millions d’euros, soit une hausse de près de 10 % par rapport à 2025. Une revalorisation que certains saluent, et que d’autres jugent très largement insuffisante.

Du côté des femmes, 2,8 millions pour la gagnante

La championne du tableau féminin repartira avec 2,8 millions d’euros dans la poche. C’est 250 000 euros de plus que l’an dernier. Un chèque conséquent, qui ne fait pourtant pas taire les voix les plus critiques. Aryna Sabalenka, numéro une mondiale, a haussé le ton depuis Rome, où elle disputait le Masters 1000 italien. Sa déclaration est directe : « Sans nous, il n’y aurait pas de tournoi, pas de spectacle. On mérite clairement un pourcentage plus élevé. » Elle est allée encore plus loin, évoquant un boycott collectif si les négociations n’avancent pas. Coco Gauff, Jasmine Paolini, Elena Rybakina, toutes soutiennent la démarche.

Le fond du problème est purement arithmétique. Le tournoi parisien a engrangé 395 millions d’euros de recettes sur son édition 2025, une progression à deux chiffres sur un an. Malgré ça, la part redistribuée aux joueurs ne dépasse pas 14,3 % de ces recettes. Le collectif de joueuses et joueurs réclame 22 %, un ratio déjà en vigueur sur les autres tournois du circuit ATP et WTA. La différence de traitement est frappante, et difficile à justifier.

Chez les hommes, même chèque, même colère

Le vainqueur du tableau messieurs touchera lui aussi 2,8 millions d’euros, à parité totale avec les femmes. Jannik Sinner, numéro un mondial, fait partie du collectif de joueurs ayant exprimé publiquement son mécontentement face à la politique de redistribution des Grands Chelems. Le champion en titre Carlos Alcaraz, lui, ne sera même pas là pour défendre sa couronne, contraint de déclarer forfait en raison de sa blessure au poignet.

La grille de prize money paraît généreuse à première vue. Un finaliste repart avec 1,4 million d’euros, un demi-finaliste avec 750 000 euros, et même un joueur éliminé au premier tour empoche 87 000 euros. Mais ramenés au chiffre d’affaires global du tournoi, estimé à plus de 400 millions cette année, ces montants représentent une part infime. Moins de 15 % des recettes totales. Bien loin des 22 % que les joueurs revendiquent.

Roland Garros 2026 s’annonce comme l’un des Grands Chelems les plus tendus socialement. Sur le court, on jouera pour 2,8 millions d’euros. Dans les couloirs, on se bat pour bien plus que ça, pour une gouvernance plus juste, une représentation réelle, et un partage des revenus digne du spectacle que ces athlètes offrent au monde entier.

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