L’Opening Week de Roland Garros bat son plein. Depuis ce lundi 18 mai, 256 joueurs et joueuses s’affrontent pour décrocher l’une des 32 places disponibles dans les tableaux principaux. Côté tricolore, 30 Français répondent présent : 16 hommes et 14 femmes. Voici les noms à retenir absolument.
Chez les hommes : Jacquet et Blanchet en locomotives
Les têtes de file françaises s’appellent Kyrian Jacquet et Ugo Blanchet. Jacquet (147e mondial) défie Lorenzo Giustino (205e), tandis que Blanchet (162e) croise Charles Broom (241e). Les deux hommes partent avec les meilleures chances de passer. Jacquet réalise son retour à la compétition après une opération du coude. Ces qualifications marquent en plus son dernier Roland-Garros. Un double enjeu qui rend sa présence encore plus émouvante.
Derrière eux, plusieurs Tricolores tentent leur chance. Harold Mayot, lui aussi de retour après une blessure, figure parmi les joueurs à surveiller aux côtés d’Hugo Grenier, Clément Chidekh et Pierre-Hugues Herbert. Mayot défie le Chilien Tomas Barrios Vera, tête de série numéro 22. Grenier, lui, ouvre le bal ce lundi sur le court Suzanne-Lenglen face au Sud-Africain Lloyd Harris, tête de série numéro 31. Des matchs difficiles, mais pas impossibles sur terre battue
Enfin, le jeune Daniel Jade hérite d’un tirage de feu face à l’ancien numéro 21 mondial Daniel Evans, sur le court 14. Une très belle affiche pour ce wildcard qui découvre les qualifications d’un Grand Chelem. L’occasion ou jamais de se faire un nom et on peut vous le dire dés maintenant l’anglais a du soucis à ce faire.
Chez les femmes : Ponchet, Monnet et un duel de feu
Du côté féminin, la tâche s’annonce plus ardue. La mieux classée, Jessika Ponchet (180e mondiale), devance de très peu Carole Monnet (181e), seule Française à avoir passé les qualifications l’an passé. Ces deux-là portent les espoirs tricolores de rejoindre le grand tableau.
Ponchet affronte l’Australienne Priscilla Hon, tandis qu’Alice Ramé croise la Polonaise Maja Chwalinska. Ramé, récemment sélectionnée en équipe de France de Billie Jean King Cup, connaît le chemin de la compétition internationale. Elle arrive en confiance.
Harmony Tan complète ce groupe de Françaises bien classées. Après des saisons compliquées, la Parisienne cherche un déclic. Roland-Garros, à domicile, représente le cadre idéal pour relancer une carrière. Margaux Rouvroy, elle, hérite d’un tirage sévère face à la tête de série numéro 3 des qualifications, Ashlyn Krueger. Autant dire que la marge d’erreur est nulle. Le match le plus attendu revient à Daphnée Mpetshi Perricard. La jeune Française de 17 ans, sœur de Giovanni, vient de s’imposer sur le circuit juniors en Italie. Elle affronte Bianca Andreescu, ancienne lauréate de l’US Open 2019. Un choc générationnel sur la terre battue parisienne. La cadette des Mpetshi Perricard n’a rien à perdre. Et parfois, c’est là que tout peut arriver.
Le retour de Mladenovic : un symbole fort
Impossible de ne pas mentionner Kristina Mladenovic. La quadruple lauréate en double à Roland-Garros a reçu une wild-card de la FFT. Elle affronte la Chinoise Wang Xinyu, tête de série numéro 30 des qualifications. Le défi est immense, mais la symbolique dépasse largement le simple résultat. Son retour Porte d’Auteuil tient de l’évidence. Le public parisien l’a toujours aimée, et il le lui rend bien. Océane Dodin entre également en scène, forte de son huitième de finale à l’Open d’Australie il y a deux ans. Elle affronte Kayla Day au premier tour. Dodin possède la puissance pour déstabiliser n’importe qui sur une surface rapide. Sur terre, elle sait aussi élever son niveau.
Pour tous ces joueurs et joueuses, l’enjeu va au-delà du prestige. Un perdant dès le premier tour repart avec 24 000 euros. Un qualifié battu au premier tour du grand tableau touche 87 000 euros. Ces chiffres pèsent dans les têtes. Ils rappellent que ces qualifications ne sont pas qu’une formalité sportive. Ce sont des semaines qui peuvent changer une saison, voire une carrière.
Alors trois tours à gagner. Trois matchs pour changer de dimension. Les Français ont la qualité et l’envie. Il leur reste à trouver la régularité sur cinq jours.