A LA UNESportTennis

5 éléments pour comprendre…la légende Djoković

Alors que le tournoi emblématique de Londres approche, le Serbe Novak Djoković s’apprête à participer à sa 20e édition et à disputer son 112e match à Wimbledon. Au cours de sa carrière, il a cumulé un total de 1 376 matchs disputés sur le circuit professionnel, remportant notamment 7 titres à Wimbledon et 24 titres du Grand Chelem. Retour sur le parcours de cette légende du tennis.

1 : Un joueur prodige née sous les bombes

Une future légende né au milieu des conflits : la guerre en Ex-Yougoslavie

 “J’étais un petit garçon de 7 ans en Serbie, je voyais les bombes voler au-dessus de ma tête, et je rêvais de gagner Wimbledon et d’être N°1 mondial. 

La jeunesse de Novak Djoković a été marquée par plusieurs guerres, par les sanctions, par les embargos et par la pauvreté. Dès son plus jeune âge, il a été forcer de mûrir très vite, étant l’aînée de ses 3 frères: “En tant que fils aîné de mon père j’étais dans une position dans laquelle j’ai dû être informé très tôt à l’âge de 11 ans du contexte politique lorsque nous avons subi les bombardements. Mon père a dû me l’expliquer de manière très claire et mature. »

Dans une interview accordé à l’influenceur, Novak Djoković se confie sur l’un des moments les plus marquants de son éducation et de son enfance : 

“Mon père m’a apporté 10 marks allemand, ce qui équivaut à 10 dollars et m’a dit « c’est tout ce que nous avons » (…) sachant que nous étions une famille de 5 personnes vivant dans un tout petit appartement. C’est là que j’ai réalisé que l’échec n’était pas une option, que je devais réussir et que c’était une question de survie pour ma famille.”

Djokovic est originaire de Serbie, pays dans lequel il n’y avait ni tradition, ni culture du tennis. De plus, le tennis, en particulier, était un sport très coûteux à l’époque : “J’ai choisi le sport le plus difficile pour mes parents , au moment le plus difficile pour notre nation et pour ma famille”. Bien souvent, Novak ne pouvait pas voyager faute d’argent et la fédération de tennis n’avait pas non plus les moyens de le soutenir. De plus les banques étaient dans l’incapacité d’en prêter : “Mon père a dû malheureusement mendier et emprunter de l’argent à des criminels dans les années 90”. Afin de participer à l’un des tournois les plus importants pour les moins de 16 ans aux Etats-Unis, son père a emprunté 5000 dollars à des criminels.

“Je ne peux imaginer le stress qu’il a dû endurer pour faire fructifier cet argent alors que des gens le poursuivaient en voiture et qu’il y avait des fusillades dans notre capitale. Il nous a permis à tous de vivre et m’a permis de réaliser mon rêve, de pratiquer le sport le plus cher de l’époque pour mon pays, quelque chose dont je serai éternellement reconnaissant”.

En outre , le jeune Novak s’entrainait dans une piscine olympique désaffectée et vidée de son eau dont les murs en béton faisaient office de court de fortune.

2. Un mental d’acier construit dès son enfance

Novak Djoković se sent chanceux d’avoir été entouré de personnes exceptionnelles dès le début de sa carrière et de sa vie qui l’ont orienté vers son bien-être personnel et vers une approche multidisciplinaire de la préparation et de la récupération, tant sur le plan physique qu’émotionnel : “J’ai consacré beaucoup de temps et d’attention à un travail intérieur”. 

Jelena Genčić : sa “deuxième mère”

Dans une interview, Nole évoque l’influence de sa première entraîneuse Jelena Genčić. Cette éducation lui a fait comprendre que le tennis est un outil de développement personnel et spirituel, bien au-delà qu’un simple sport : “Cela m’a permis de comprendre que le tennis ne se résumait pas à taper une balle par-dessus le filet”.

L’exigence avant tout

Aujourd’hui, le champion titré de 24 Grand Chelem reconnaît avec humilité qu’il doit encore constamment travailler sur sa force mentale et sa spiritualité. Pour lui, c’est un processus constant, il sent qu’il doit sans cesse se fixer de nouveaux objectifs : « Il s’agit aussi d’apprendre à se relever comme un phénix, à renaître de ses cendres et à se forger une carapace”, s’est- il confié au micro de l’animateur de podcast Jay Shetty.

Selon lui, pour progresser, il est essentiel de se fixer des objectifs clairs et de mettre en œuvre des stratégies précises pour les atteindre. Il faut aussi savoir s’entourer de personnes prêtes à formuler des critiques, constructives ou non car surmonter ces jugements fait aussi partie du voyage et c’est ce qui le fait avancer : « Je ne me sens pas assez satisfait car il y a une partie de moi qui se dit que je peux encore faire plus, mais l’autre partie de moi se dit que je suis pleinement heureux et fier de mon parcours. »

Pourtant, après avoir gagné Wimbledon, qu’il considérait comme le “graal” du tennis, il avait déjà l’impression d’être au sommet de sa forme à seulement 24 ans. Mais son ambition ne s’arrêtait pas là : il voulait gagner tous les tournois du Grand Chelem sur une même année, remporter la médaille d’or pour son pays et pour finir, marquer définitivement l’histoire.

L’éducation de Novak ne laissait aucune place aux émotions : “On était très sérieux, je devais faire mon travail , je devais réussir , et aucune erreur n’était permise. Parfois je devais me retenir de pleurer car je devais être fort. Je me repliais sur moi même au point de ne plus pouvoir exprimer mes émotions”.

3. Une hygiène de vie irréprochable 

Un régime alimentaire stricte pour prendre soin de sa santé 

Pendant 3 ans, Novak n’a pas gagné de Grand Chelem, de ce fait, celui-ci a changé ses coéquipiers et son entraîneur. Souffrant de difficultés physiques, il a entamé sa transformation nutritionnelle en éliminant le gluten, les produits laitiers, le sucre raffiné et la viande : “Un médecin m’a expliqué que j’avais une forte intolérance au gluten et qu’il perturbait mon système digestif et es produits laitiers me provoquaient beaucoup d’inflammation. Djoko affirme que “c’était un changement radical”. J’ai senti que ça avait un impact positif : ma clarté mentale, ma récupération et mes prises de décisions sur le terrain étaient meilleures. Ça m’a beaucoup aidé.« 

Prendre soin de sa santé physique

Pour prendre soin de sa santé physique, il mise sur des activités variées. D’un côté, il s’entraîne à la salle de sport pour renforcer ses muscles et améliorer son endurance. De l’autre, il aime bouger en extérieur pour profiter du grand air et diversifier ses exercices.

Pour prendre soin de sa santé physique, il opte pourune routine très complète et variée. D’un côté, il s’entraîne à la salle de sport pour renforcer ses muscles et améliorer son endurance. De l’autre, il aime bouger en extérieur, que ce soit pour courir, faire du vélo ou simplement profiter du plein air. En plus de cette préparation, il passe beaucoup de temps sur les courts de tennis pour travailler son agilité et son cardio.

Cependant, son secret réside aussi dans des activités plus douces. En effet, il pratique quotidiennement le yoga et les étirements pour assouplir son corps et éviter les blessures. Enfin, il accorde une importance majeure à la récupération à travers la méditation, des séances de sauna ou des bains glacés.

Prendre soin de son mental

Mentalement, il a travaillé sur certains programmes. En effet, lorsqu’il a connu ces périodes difficiles dans lesquelles ses performances étaient mauvaises et ne lui permettaient pas de gagner des matchs. Mais en 2011, après la victoire de 3 finales de Grand Chelem et le titre du numero 1 mondial en poche, c’est à partir de là que tout a commencé à s’améliorer pour lui.

Pour prendre soin de son mental, Novak pratique le yoga, des exercices de respritations, de méditation. “J’apprécie énormément  les pratiques traditionnelles chinoises. Je pense que ce sont des exercices formidables et importants.” 

Novak affirme qu’il n’y a aucune garantie que ces méthodes continuent à fonctionner pour le reste de sa vie mais que ce qui fonctionnera, sera le temps qu’il consacrera chaque jour à cette pratique. 

4 : Wimbledon : le rêve d’une vie 

Une détermination dès son plus jeune âge

Dimanche 3 juillet 2011, Novak Djoković entre sur le centre court du gazon londonien : Nole vit son rêve d’enfant : “Je me suis toujours imaginé à Wimbledon le dimanche de la finale”. Derrière lui, Rafael Nadal : habitué des lieux, comptant 5 finales en 6 ans à Wimbledon. Mais 2011 est l’année du Serbe : rien ne lui résiste. En 1h15, il est déjà à un set du sacre. C’est au bout de 2 heures et 28 minutes que le plus grand joueur de tous les temps donne enfin vie au rêve qu’il l’habitait depuis l’enfance : “J’ai l’impression de ne pas être réveillé, de continuer à rêver« .

“J’étais un petit garçon de 7 ans en Serbie, je voyais les bombes voler au-dessus de ma tête, et je rêvais de gagner Wimbledon et d’être N°1 mondial. » (…) « Je fabriquais le trophée de Wimbledon avec ce que je trouvais dans ma chambre. Je me regardais dans le miroir en me disant que je gagnerais Wimbledon un jour.« 

En 2011, Novak Djokovic a accompli des choses incroyables sur le plan professionnel et personnel. Depuis son plus jeune âge, il rêvait de devenir numéro un mondial et de remporter Wimbledon. Ce jour-là, son rêve est devenu réalité : il a soulevé le trophée sur le gazon londonien et s’est hissé au sommet du classement mondial, le tout devant sa famille et le président de la Serbie.

À son retour au pays, l’accueil a été triomphal. Pour le champion serbe, accomplir un tel exploit pour la première fois procure une sensation unique : « C’est comme si on s’envolait vers la lune » (…) « Je n’étais plus moi-même », a t-il déclaré après sa victoire.

5 : Le vilain petit canard du Big 3

Pendant des années, le tennis mondial a été dicté par le duel légendaire entre Roger Federer et Rafael Nadal car leur rivalité fascinait le public qui vénérait l’élégance du Suisse et la rage de vaincre de l’Espagnol. C’est alors que Novak Djokovic est arrivé de nulle part bousculant ce face-à-face parfait que personne n’imaginait brisé. Au début, le Serbe a vite été perçu comme l’intrus, le mal-aimé qui venait gâcher la fête des deux chouchous des supporters.

Mais au lieu de baisser les bras face à cette hostilité et aux sifflets des tribunes, Djokovic s’en est nourri. Ce désamour constant a forgé chez lui une carapace indestructible et un mental d’acier hors du commun. Loin de subir la pression, il a appris à utiliser la colère du public à son avantage, n’hésitant pas parfois à le provoquer d’un gesteC’est précisément cette adversité qui est devenue son carburant, le transformant du « vilain petit canard » en un champion enragé par la victoire.

Interview enflammée de Novak Djokovic sur le court après sa victoire contre Holger Rune | Quatrième tour | Wimbledon 2024



About author

Journaliste
Related posts
A LA UNEArt / ExpoCulture

"Marilyn, portrait d’une enfant radieuse", une expo gratuite à Paris.

A LA UNECultureInternational

Qui était David Hockney, ce peintre britannique mort à 88 ans ?

A LA UNECinéma

« L’Odysée » de Nolan : pourquoi Lupita Nyong’o (Hélène de Troie) fait polémique ?

A LA UNESéries Tv

Mentissa arrive dans Ici tout commence

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux