Netflix vient de dévoiler hier la bande-annonce de sa nouvelle série consacrée au GIGN, réalisée par Julien Leclercq. Mais à quoi sert le GIGN ?
Créé en 1974 comme une unité d’intervention, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d’élite de la Gendarmerie nationale française, spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses demandant un savoir-faire particulier, notamment dans les trois domaines suivants :
L’intervention
C’est la mission la plus connue du GIGN. Le but est d’agir dans des situations ou le danger est très élevé, là où une intervention classique n’est plus suffisante. Anti-terrorisme, libération d’otages, retranchement de forcenés et arrestations à haut risque dans la lutte contre le grand banditisme. L’unité dispense également de nombreuses formations dans ces domaines, en France et à l’étranger.
Observation et recherche
Avant d’intervenir, il faut comprendre et analyser précisément la situation. Cette branche sert à recueillir des informations discrètement. Comme par exemple, la surveillance d’un lieu, d’un individu, la collecte de renseignements pour préparer une opération ou le repérage des accès, habitudes, risques et environnement.
Le GIGN utilise parfois des moyens d’observation très avancés, avec des techniques de camouflage, de la photographie et de la vidéo ainsi que des équipements spécialisés pour transmettre les informations aux équipes d’intervention.
Protection et sécurité
Le GIGN assure aussi des missions via la Force sécurité Protection (FSP). Le but n’est pas seulement de réagir : il faut surtout anticiper les dangers pour éviter qu’un incident ne se produise.
Exemples :
- protection rapprochée de personnalités françaises ou étrangères ;
- protection de sites particulièrement menacés.
- sécurisation de déplacements officiels ;
- accompagnement dans des zones à risque ;
- évaluation des menaces avant un événement ;
- organisation des itinéraires, évacuations et dispositifs de sécurité.
Ces trois domaines se complètent : observer → préparer → intervenir → protéger. Le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale est organisé pour pouvoir faire toute cette chaîne d’action.
Mis à l’honneur sur Netflix
Le réalisateur Julien Leclercq retrouve avec l’acteur Tomer Sisley l’univers d’action sur Netflix pour une série fiction à gros budget consacrée au Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale : GIGN ; 13 ans après son film « L’Assaut », avec Vincent Elbaz, Gregori Derangère et Mélanie Bernier, qui revenait sur la prise d’otages du vol Air France 8969 de décembre 1994.
La série suit David (Tomer Sisley), chef de section hors pair qui pensait enfin pouvoir quitter le terrain. Mais quand un attentat touche le GIGN en plein coeur, il doit reprendre la tête de son unité. L’ennemi, invisible et armé d’une tonne d’explosifs volés multiplie les attaques. David doit le traquer tout en protégeant Max, son filleul de 25 ans, fraîchement breveté malgré tous ses efforts pour l’en empêcher. Mais à mesure que l’étau se resserre, l’adversaire exhume un passé que David croyait enterré.
Dans la bande-annonce spectaculaire de GIGN dévoilée ce mercredi 24 juin, on retrouve plusieurs visages bien connus du cinéma français, comme l’acteur Guillaume Gouix ou Thierry Neuvic, mais également des comédiens moins expérimentés comme Tristan Zanchi. La série a l’air d’avoir mis les projecteurs sur la réalité au plus près du quotidien de ces agents d’élite. Cette série d’action pourra nous en apprendre plus sur ce métier de l’ombre qui fascine les français. La série GIGN sera disponible sur Netflix le 22 juillet prochain. Par ailleurs, la série se fera avec le soutien du GIGN.