Le 25 juin 1947 était publié pour la première fois le célèbre « Journal d’Anne Frank ». Un livre qui retrace les écrits d’une jeune fille juive allemande, exilée avec sa famille aux Pays-Bas. Retour sur cet ouvrage qui a marqué l’Histoire.
Le 25 juin 1947, les Pays-Bas ont vu apparaître dans leurs librairies un livre nommé Het Achterhuis en néerlandais, soit « l’Annexe » en français. Otto Frank, le père d’Anne, a rendu cette publication possible.
Une traduction française paraît en 1950, puis une traduction anglaise (The Diary of a Young Girl) en 1952. Dans les années 1950, le livre est de plus en plus traduit et lu dans le monde. De nombreux pays découvrent alors l’histoire de la famille Frank. Ils découvrent aussi celle de la jeune autrice à travers son regard.
Dans les années 1960-1970, le livre gagne une renommée mondiale. Il devient un outil pédagogique dans les écoles. Il sert à enseigner la Shoah et à préserver la mémoire du génocide des personnes juives et des ennemis du nazisme.
L’histoire derrière cette publication
Anne reçoit son carnet le 12 juin 1942 pour ses 13 ans. Elle commence alors à écrire. Elle continue jusqu’au 1er août 1944. La jeune fille décrit son quotidien dans l’Annexe secrète : silence obligatoire, ennui et enfermement.
Elle exprime aussi ses émotions et ses pensées, la guerre autour d’elle. Elle évoque la peur des rafles et des arrestations, les privations de nourriture et les persécutions contre les Juifs.
Trois jours après la fin de son journal, la Gestapo arrête sa famille et les autres occupants de la cachette. Anne Frank meurt du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, sept mois après son arrivée. Otto Frank est le seul survivant de la déportation.
Le 4 août 1944, après l’arrestation des huit personnes, Miep Gies, une Néerlandaise catholique qui a aidé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, récupère le journal dans l’annexe. C’est pour cette raison que le « Journal d’Anne Frank » a été initialement associé au nom « l’Annexe ».
En juin 1945, Otto Frank revient à Amsterdam. Il apprend alors la mort de sa famille. Miep Gies lui remet le journal. Otto Frank réalise ensuite le rêve de sa fille : publier son œuvre et lui permettre de devenir écrivaine.
L’héritage d’Anne Frank
Aujourd’hui, le livre est traduit dans plus de 75 langues. Il fait partie des ouvrages les plus lus et les plus connus au monde, avec plus de 30 millions d’exemplaires vendus. Aucun classement précis n’existe. Cependant, il figure parmi les livres les plus diffusés, derrière les grands textes religieux comme la Bible ou le Coran.
Il est possible de visiter la maison où Anne et sa famille ont vécu cachés à Amsterdam, capitale des Pays-Bas. Cette visite permet de mieux comprendre son histoire et son journal. Le musée propose des archives vidéo, audio et textuelles.
Ce livre joue un rôle important dans le travail de mémoire des victimes du nazisme. Il est utilisé dans les musées et dans l’enseignement scolaire. Anne Frank et sa famille sont devenues des symboles des crimes commis sous le régime hitlérien en Allemagne.