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A Lyon, Hugo Clément en émissaire de la cause animale et végétarienne

Hugo Clément est venu présenter à Lyon son livre “Comment j’ai arrêté de manger les animaux” (Seuil). Un sujet qui prête au débat, auquel le journaliste de Konbini a pris plaisir à participer.

C’était sa première rencontre avec le public. Quelques jours seulement après la sortie de son ouvrage “Comment j’ai arrêté de manger les animaux” (éditions du Seuil), Hugo Clément est venu expliquer aux lecteurs lyonnais son choix de devenir “végétarien” il y a 3 ans.

Son ouvrage, tiré à 150 000 exemplaires, est un exercice journalistique sur une démarche personnelle. Chaque argument pour justifier son nouveau choix de vie est étayé par des données chiffrées et des études scientifiques. Et pour cause. C’est “la découverte des chiffres de l’industrie de la viande et du poisson” qui fait prendre conscience à Hugo Clément qu’il “ne peut pas financer un système qui pollue énormément et fait souffrir les animaux”.

“Comment j’ai arrêté de manger les animaux” d’Hugo Clément. 14€90

 

Loin de vouloir être “moralisateur”, Hugo Clément veut “informer” et “déconstruire” ce qu’il appelle les “habitus culinaires”. Par exemple, manger de la viande pour être fort, “c’est faux” dénonce-t-il. Un débat d’actualité alors que 36% des français se disent “fléxitaristes” et tentent de réduire leur consommation d’animaux.

Un débat pour apprendre à convaincre

Devant un public majoritairement acquis à sa cause, Hugo Clément a détaillé des chiffres qui font froid dans le dos : chaque heure, 742 bovins sont tués en France “sans prendre le temps d’étourdir correctement” détaille-t-il. Autre exemple, pour la pêche intensive, “des dizaines dauphins” sont tués chaque jour au large… des côtes françaises. “Sans parler des poules dans les batteries qui passent une vie sur la surface d’une feuille A4″.

“Votre livre est un manuel du quotidien” lance, enthousiaste, un lecteur. Les questions, nombreuses, permirent au public de mieux saisir l’argumentaire d’Hugo Clément. Pour lui, l’important est d’être vigilant sur la provenance des aliments. Concrètement, il achète “des œufs d’une entreprise qui garantie une “retraite” aux poules” indique-t-il.

Des conseils pour bien démarrer

Mais pour déculpabiliser tout le monde, Hugo Clément avoue “ne pas être exemplaire”. “J’ai un bilan carbone élevé car je prends souvent l’avion” explique celui qui rentrait d’un reportage en Guyane. Avant une petite confidence : “j’admire les vegans et j’aimerais être vegan mais ce n’est pas possible avec mon travail” confesse le reporter.

Au cours des échanges, notamment devant une jeune fille “vegan depuis une semaine”, Hugo Clément n’a pas manqué de rappeler la nécessité de “trouver un régime équilibré” pour “ne manquer de rien”, spécialement pour la vitamine B12 présente uniquement dans la matière animale.

La journée s’est terminée par une séance de dédicaces et des selfies mais surtout par une rencontre. Une retraitée est venue expliquer à Hugo Clément qu’elle n’avait “pas mangé un bout de viande depuis 30 ans”“Vous êtes une pionnière” lui a-t-il lancé, impressionné. Pour Hugo Clément, le combat ne fait que commencer.

 

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Journaliste VL. Directeur du bureau de Lyon.
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