Chaque matin, pour effectuer le trajet Nice-Vintimille, de nombreux usagers ne peuvent pas rentrer dans le wagon, faute de place. Après plusieurs mois de ras-le-bol, ils décident de s’implanter sur les rails, avant de se faire déloger par la police.

Vers du 8h du matin, ce vendredi 13, plusieurs dizaines de Niçois lancent l’assaut sur les chemins de fer azuréens. Tout proche de la gare Nice Riquiez, ils s’installent là, et bloquent la circulation, gênant alors les autres passagers.

Motif ? Le retard incessant de la SNCF, et la suppression de trois trains dans la matinée du 13 juillet. Qui plus-est, chaque matin à l’heure de pointe, les usagers qui se rendent au travail de l’autre côté de la frontière, trouvent leur rame bondée. Ce matin, une fois de plus, impossible pour les usagers de rentrer dans le wagon, celui-ci remplit de monde.

Une opération qui intervient “après trois mois de grève” rappelle Eric Sauri, président de l’association des Naufragés du TER Grasse-Vintimille, avant d’expliquer que “les conditions de transport continuent de se dégrader. La SNCF ne dispose pas du matériel nécessaire pour répondre à la demande des usagers qui veulent aller travailler.”

Après deux heures de blocage -qui se déroulent sans aucune violence- les forces de l’ordre interviennent. Les manifestants sont alors délogés des lieux, sans aucune altercation ni dépassement, après 20 minutes de négociations. Dès 10h, la circulation a pu reprendre sans encombre.

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Suite à ce mouvement, Paca région sud “s’excuse pour la situation actuelle” qu’elle explique par des “problèmes de maintenance du matériel roulant, en lien direct avec la période de grève traversée”. Le porte-parole lui-même se justifie : “Du retard dans la vérification des trains s’est accumulé et on ne peut pas faire rouler ceux dont la sécurité n’est pas vérifiée.

Même le maire LR, Christian Estrosi, s’est indigné de la situation, tout en compatissant pour la colère des manifestants : “Je ne cautionne pas le blocage des voies ce matin en gare de #Nice06 Riquier mais je veux dénoncer l’attitude déplorable de la @SNCF et le chantage inadmissible qu’elle a engagé avec @maregionsud pénalisant au quotidien les usagers et les agents.

Claude Ambrosioni, directeur adjoint de la SNCF Côte d’Azur, rassure après coup : « On va retravailler le plan de transport quitte à alléger le milieu de la journée pour renforcer les services aux heures de pointe, surtout le matin.”