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BestAssas : Polémique à Assas

Un site qui classait les plus belles étudiantes d’Assas a créé la polémique. La plateforme a dû fermer.

Ouvert le 13 février dernier, le site proposait un classement des 100 plus jolies filles de première année de la fac Paris II-Panthéon Assas.

Un classement réalisé à partir des votes des étudiants eux-mêmes qui devaient choisir entre deux étudiantes en répondant à la question “Qui est la plus belle ? Cliquez pour choisir”. Le concept : plus les étudiantes gagnaient de matchs, plus elles montaient dans le classement.

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Facemash, avant Facebook

Une initiative qui ressemble fort à celle de Mark Zuckerberg pour son prototype de site appelé “Facemash” avant qu’il ne crée “The Facebook”. Facemash avait connu un grand succès auprès des étudiants de Harvard. Avant de devoir fermer, suite à des plaintes d’étudiants contre l’utilisation de leurs photos sans autorisation. Mark Zuckerberg avait également dû présenter des excuses publiques après cette affaire.

Violation du droit à l’image” et “sexisme

BestAssas a connu à peu de choses près le même sort. En effet, après la découverte de l’existence de ce site, le syndicat étudiant de l’UNEF est monté au créneau et a vigoureusement condamné la plateforme. Dans un communiqué, l'”Unef dénonce ce site aussi bien du fait de son concept que de la manière dont il a été réalisé“. Ce texte rappelle notamment que “les filles qui sont présentes sur ce site n’ont pas demandé à l’être” et que “la présence de leur photo et de leur nom constitue une utilisation de leur personne et une violation du droit à l’image.”

Il évoque également une forme de sexisme : “ce type de concours” réduisant, selon les rédacteurs du communiqué, “les femmes à un statut de femme-objet“. L’UNEF va même plus loin en déclarant que la création de BestAssas serait le symptôme d’un sexisme ordinaire, qui sévirait à l’université : “L’existence d’un tel site internet souligne également l’importance des problèmes de sexisme en milieu universitaire notamment à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et ce en particulier sur les réseaux sociaux.

Captures d’écran de BestAssas (site de l’Obs)

Le syndicat étudiant a obtenu la fermeture du site, mais demande également que ses créateurs soient punis et appelle à ouvrir une “cellule d’écoute” à l’échelle de l’université pour les “femmes touchées par ce site“.

Des excuses et une promesse

En guise de réponse, les mystérieux fondateurs du site, encore inconnus, ont posté sur Bestassas un message pour s’excuser et expliquer leurs motivations :

“Nous tenons tout d’abord à nous excuser si notre site a blessé certaines personnes. Cela n’était pas notre but, notre seul objectif était d’apporter un peu de gaieté dans la vie trop triste des étudiants d’ASSAS.
Une association étudiante a vu dans notre site un site sexiste, ce qui est absurde puisqu’un site masculin était en cours de projet. De plus, pour l’instant aucune plainte de jeunes filles n’a été déposée ni à l’UNEF ni nulle part ailleurs.
D’ailleurs, nous avons pris le parti de ne pas divulguer le classement des perdantes justement pour ne froisser personne.” 

Un message qui s’achève sur une promesse : “A bientôt sur le net, pour un autre site …” Affaire à suivre, donc.

A lire aussi : Fraude à l’université ?

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