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Brésil : La FIFA impose sa loi pendant la Coupe du monde

La Coupe du monde au Brésil commence enfin ce soir pour tous les fans du ballon rond. Mais si le brésil accueille la compétition sur son territoire, c’est bel et bien la FIFA qui fixe ses lois.

De coupe du monde en coupe du monde, la FIFA semble toujours plus exigeante envers les pays d’accueil. Tout est mis en œuvre pour satisfaire les sponsors officiels. En Mars 2012, le Brésil a en effet voté la loi de la coupe « la Lei geral da Copa ». Ainsi, la FIFA assure ses arrières et protège ses deniers. Dans cette loi, la FIFA a, entre autres, ordonné que les jours soient fériés dans les villes où la Seleçao joue, les jours de match. Mais cela ne sera pas sans conséquence économique pour le pays.

Pas de libre-concurrence

Mais cette loi prévoit aussi l’autorisation de vente d’alcool par la FIFA à l’intérieur des stades durant la compétition. Pourtant, depuis 2003 une loi interdit la vente d’alcool dans l’enceinte mais aussi à l’abord des ces stades, pour éviter les actes de violence. La FIFA pourra donc satisfaire ses partenaires avec cette mesure, comme le fabricant de bière Anheuser-Busch. La FIFA assure donc des revenus à ses partenaires, mais les bars brésiliens situés à proximité des stades seront eux interdit de vendre des boissons alcoolisées, comme le prévoir la législation.

Les gestes en faveur des partenaires de la compétition ne s’arrêtent pas là. Puisque la loi signée par le gouvernement de Dilma Russeff, la présidente du Brésil, permet à la FIFA de déployer des zones commerciales exclusives, dans un rayon de 2 Km autour des stades. Les boutiques seront autorisées à vendre seulement les produits de la FIFA et de ses partenaires. Avec ce type de mesure la libre-concurrence a clairement été mise entre parenthèses.

Des tribunaux spéciaux

La Lei geral da Copa comporte également un compartiment juridique pour la durée de la compétition. Comme cela avait déjà été le cas en Afrique du Sud, la FIFA a prévu la mise en place de tribunaux spéciaux. Ceux-ci permettraient de distribuer des sanctions en un temps record. Ce type de tribunal est pourtant contraire à la législation du Brésil. Les salariés du métro de Sao Paulo en ont déjà fait les frais, en étant licenciés après avoir fait grève.

Mais l’instance mondiale du football a également pris soin de se dédouaner de toutes responsabilités dans le cas d’un éventuel incident. Si un incident survient, d’ordre de sécurité par exemple, le Brésil sera donc responsable.

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