Une enquête publiée par le site d’investigation Mediapart place le Rassemblement national (RN) et son président Bardella au cœur d’une vive polémique. Le média met en cause Jordan Bardella en exhumant des messages écrits qui lui sont attribués, datant de 2013. Ces documents relancent les interrogations sur le parcours militant du dirigeant politique et entraînent une riposte judiciaire immédiate de sa part et du parti.
Les éléments de l’enquête de Mediapart
Selon les informations divulguées par Mediapart, les messages en question remonteraient à une période où Jordan Bardella, alors âgé de 17-18 ans, débutait son engagement au sein de l’ancien Front national. L’article soutient que le jeune militant aurait tenu des propos antisémites à l’image de celui que les journalistes de Mediapart auraient exhumé : « Les banques sont toutes détenues par des Juifs« . Des propos qui seraient issus de conversations privées sans dire avec qui mais que le journal affirme avoir authentifié.
Ces révélations surviennent alors que la direction du parti cherche de longue période à consolider une stratégie de normalisation et à se distancier des polémiques liées aux fondements historiques du mouvement, la fameuse dédiabolisation du RN qui veut ainsi s’éloigner de ce que fut en son temps le FN avec des propos choquants comme « le point de détail de l’Histoire » de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz.
La réaction et la riposte de Bardella et du RN
La direction du Rassemblement national a opposé un démenti catégorique à ces accusations. Jordan Bardella a qualifié les propos qui lui sont prêtés de « délirants » et a affirmé contester formellement l’authenticité des documents mis en avant par la rédaction de Mediapart.
Jordan Bardella, président du RN, accusé de propos antisémites par Mediapart : «Nous allons nous battre pour la vérité».
— CNEWS (@CNEWS) September 29, 2026
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Estimant que son honneur est atteint, le président du RN a indiqué avoir confié à son conseil la mission d’engager les procédures judiciaires nécessaires, incluant le dépôt d’une plainte en diffamation. Cette position a été relayée par les figures de premier plan du parti, à l’instar de Marine Le Pen, qui a publiquement rejeté ces accusations en les qualifiant de manœuvre destinée à nuire à la formation politique. « Nous avons enfilé nos gilets en Kevlar » a-t-elle même ajouté ce matin.