Depuis le 18 avril dernier, les 16 franchises de la National Basketball Association (NBA) s’affrontent en tournoi d’après-saison dans ce qu’on appelle les playoffs, retour sur ce système qui a tendance à s’imposer au-delà des frontières américaines.
C’est officiel, elles sont là après une saison longue de 82 matchs, les observateurs de la balle orange vont pouvoir prendre plaisir à suivre les longues confrontations qui éliront le grand champion de cette saison 2025-2026 de NBA. L’histoire des playoffs est intimement liée à l’histoire de la NBA. Cette version récente opposant 16 franchises dans des confrontations pouvant aller jusqu’à 7 matchs date des années 1950. Ce choix avait été opéré par la direction de la NBA après avoir expérimenté des confrontations de 9 ou 15 matchs. Ces essais étaient jugés lassants par les spectateurs.
Comment fonctionne les playoffs ?
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— NBAextra (@NBAextra) April 20, 2026
📊 Le tableau après les premiers Game 1#NBAextra pic.twitter.com/YbLWqGVITh
Les confrontations sont organisées en fonction du classement de chaque équipe durant la saison régulière. Durant cette dernière chaque équipe joue un total de 82 matchs qui permettent de définir les différentes têtes de série. Ainsi, les 6 équipes les mieux classées de chaque conférence décrochent directement leur ticket pour le tournoi d’après-saison. Pour les occupants des places de 7e à 10e, il faut alors passer par une étape supplémentaire, le Play-In tournament. Ce dernier permet de déterminer les 2 dernières équipes qualifiées de chaque conférence.
À la fin de ce long processus, le tableau est établi de façon à favoriser les mieux classés. Ainsi le premier de chaque conférence jouera contre le 8e ce qui est censé les avantager. Le tournoi se poursuit avec trois tours pouvant aller jusqu’à 7 matchs avant de voir l’affrontement final. Ce dernier débutera pour la saison 2025-2026 le 2 juin 2026.
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Pourquoi les playoffs plaisent ?
Les playoffs sont d’abord appréciés pour leur côté tactique. À la différence de la saison régulière à l’approche d’un nouveau tour chaque équipe se prépare à affronter un même adversaire durant une longue série de matchs. Le travail des différents coachs prend alors une place plus importante qu’à l’accoutumée. Ces derniers tenteront des ajustements en fonction des forces et des faiblesses de leurs adversaires respectifs. Pour les joueurs le travail est également différent. Les rotations se resserrent et il n’est pas rare de voir uniquement 8 joueurs sur les 15 de chaque équipe disputer une rencontre. La gestion de la fatigue tout au long du tournoi devient alors cruciale afin d’optimiser la performance des différentes stars. Les meilleurs joueurs de chaque équipe seront par exemple généralement préservés en cas de match serré pour les minutes finales de chaque rencontre afin que ces derniers fassent basculer la rencontre d’un geste salvateur.
On ne parle donc pas ici d’un travail d’un match ou d’une série. Le vainqueur des playoffs est généralement l’équipe qui a su tout au long du tournoi montrer la meilleure adaptation. Côté fans cette période est souvent la plus appréciée. Les playoffs c’est la période de l’année où on voit des moments ou des rivalités s’ancrer dans l’histoire du sport.
Un modèle qui a tendance à s’exporter en Europe

Nombreux sont les sports pourtant d’origine européenne qui ont adopté le système de l’Oncle Sam. Cette adoption est d’abord passée par les ligues européennes des sports connaissant déjà ce système. Au basket, l’EuroLeague, la ligue européenne calque totalement son « Final Four » sur le modèle de la NBA. Le handball et le volley ont également suivi la danse avec des formats de Final Four concentrés sur un week-end seulement. Le football lui reste un cas particulier. Certaines ligues de second plan comme la deuxième ligue anglaise ont repris ce système. Cependant, la plupart des grandes ligues y résistent. Cette résistance est avant tout culturelle, en Europe couronner un vainqueur après près de 38 rencontres semble être une pratique irremplaçable.
Pourtant la popularité grandissante des sports américains en Europe qui publicisent ce système semble faire évoluer les mentalités. Mêlée à la recherche permanente de moments à enjeux cette évolution pousse aujourd’hui l’ensemble des directions de sport à se questionner sur la mise en place des playoffs. On ne parle donc pas ici du travail d’un match ou d’une série. Le vainqueur des playoffs est généralement l’équipe qui a su tout au long du tournoi montrer la meilleure adaptation. Côté fans cette période est souvent la plus appréciée. Les playoffs c’est la période de l’année où on voit des moments ou des rivalités s’ancrer dans l’histoire du sport.