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C’est quoi “Lucy Lost”, ce dessin animé sélectionné au Festival de Cannes ?

Sélectionné au Festival de Cannes, le nouveau long métrage d’animation du studio Xilam s’annonce comme l’un des films les plus attendus de l’année. Adapté du roman de Michael Morpurgo, Lucy Lost plonge le spectateur dans l’Angleterre de la Première Guerre mondiale, au cœur d’un récit mêlant faits historiques et mystère.


Il y a quelques années, Xilam signait un succès retentissant avec J’ai perdu mon corps, film animé notamment récompensé par un César. Une nouvelle réussite semble être en marche. En effet, Lucy Lost, son nouveau long métrage d’animation réalisé par Olivier Clert, vient d’être sélectionné au Festival de Cannes. Il s’agit d’une adaptation d’un roman de Michael Morpurgo, auteur britannique. Par son visuel presque envoûtant, le film s’annonce comme un des projets les plus originaux de l’animation française de ces dernières années.

Une intrigue au cœur de la Grande Guerre

L’histoire se déroule en 1915, sur les îles Scilly, dans la mer celtique. C’est dans un décor sauvage et invitant à la solitude qu’une jeune fille amnésique est retrouvée échouée sur une plage, sans passé, sans voix, avec pour seul repère un prénom murmuré : Lucy. De par son apparence, la fillette intrigue. Mais, une famille finit par la recueillir et l’héberger dans leur petit village. Mais en temps de guerre, cette étonnante arrivée fait jaillir de nombreux soupçons. D’où vient-elle ? Est-ce une infiltrée allemande ? Certains commencent même à penser qu’ils ont affaire à une sirène.

Lucy Lost réussit une prouesse rare : faire passer la guerre pour quelque chose de doux. Non pas que les atrocités des batailles ou des morts soient occultées, mais le style des dessins vient adoucir tout ce contexte. Le deuil, le rejet, la recherche d’identité, tous ces thèmes sont traités avec une tendresse singulière. Une vraie histoire d’amitié est également dépeinte. En effet, la jeune fille tisse des liens forts avec une habitante de son village, Milly. Ensemble, elles tenteront de percer le mystère autour de l’histoire de Lucy, et découvriront des pouvoirs chez la petite fille. Finalement, on en oublie presque l’atmosphère morbide dans laquelle se déroule l’intrigue.

Lucy Lost, un vrai cap de passé

Au départ, Lucy Lost était pressenti pour être une série. Mais Marc du Pontavice, grand producteur de fictions animées, s’est battu pour que ce projet soit finalement un long métrage. Un choix qu’on peut déjà qualifier de payant. Ensuite, c’est Olivier Clert qui s’est chargé de la réalisation. Il s’agit de son premier long-métrage, et il s’est parfaitement adapté au format. Lucy Lost a reçu de nombreuses comparaisons avec les studios Ghibli. Dans le type d’illustration d’abord, mais également dans le traitement de thèmes lourds, atténués par des illustrations enfantines et douces. C’est tout ce travail qui a valu à Lucy Lost sa sélection au prestigieux Festival de Cannes.

Si le film est récompensé, ce sera la deuxième distinction pour un film d’animation de Xilam. La première avait été obtenue en 2019, pour le film J’ai perdu mon corps. Une œuvre touchante, marquée par la nostalgie, qui avait alors remporté le Grand Prix de la Semaine de la critique.

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