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C’était en 2018 … le début du mouvement des gilets jaunes

Un « ras-le-bol » collectif. C’est ainsi que démarre en 2018, le mouvement des gilets jaunes. Taxe sur le carburant, pouvoir d’achat, coût de la vie,… De manière spontanée, les classes populaires se rassemblent pour faire valoir leur colère vis-à-vis du gouvernement et des difficultés à finir le mois.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, la colère n’a cessé d’augmenter au près des classes moyennes. Perçu par certains comme étant « le président des riches », il est l’ennemi numéro 1 des futurs manifestants du mouvement. En automne 2018, le président de la République annonce la mise en place d’une taxe sur le carburant. La révolte augmente dans un premier lieu sur les réseaux sociaux. Des groupes Facebook prennent vies pour tenter de faire « barrage » au gouvernement. Cette révolte spontanée qui n’est pas à l’initiative d’un syndicat commence le 17 novembre 2018. Des manifestants vêtus de gilets fluorescents décident alors de prendre possession de ronds-points un peu partout en France. D’après les chiffres du gouvernement, ils étaient 282 000 à protester ce jour-ci contre cette taxe. Des chiffres contestés par les manifestants.

Rapidement, les gilets jaunes ne ciblent plus simplement la taxe sur le carburant mais le coût de la vie dans sa globalité. Le gouvernement est ainsi mis en cause. Emmanuel Macron est ciblé sur sa politique sociale et fiscale. Le ras-le-bol se généralise partout dans l’Hexagone : le pouvoir d’achat, les taxes, les inégalités,… montrent la défiance qu’ont les manifestants en vers les gouvernements et les politiciens. Ils ne se sentent pas considérés et sont les grands oubliés. Majoritairement, ce sont les individus aux revenus modestes qui bloquent les péages et les ronds-points, ce que certains surnomment les classes populaires et moyennes qui vivent pour la plupart dans un milieu rural ou dans des villes moyennes.

L’ennemi public numéro 1

Pour de nombreux manifestants, c’est avant tout la faute de Emmanuel Macron. Les gilets jaunes reprochent au président de la République de prendre des décisions qui sont favorables aux riches voir aux ultras riches. De plus, sa personnalité est jugée hautaine et arrogante. D’autres, lui reprochent de ne pas mesurer les enjeux de cette mobilisation. Alors, la plupart des manifestants veulent sa démission. C’est la revendication numéro 1.

Hélas, la violence s’intensifie dans les différentes villes. Tout d’abord, Emmanuel Macron est ciblé à Angoulême par une décapitation symbolique d’une « marionnette » à son effigie. Mais c’est aussi, un autre conflit qui voit le jour et qui oppose les gilets jaunes aux forces de l’ordre. Les mesures s’alourdissent et les « violences policières » s’accentuent. De nombreuses personnes seront blessées ou décèderont. Les Champs-Élysées, lieu de manifestation les samedis, sont régulièrement pilés ou vandalisés. Des boutiques sont fracturées, des voitures brûlées ou encore des abris-bus saccagés. Le 1er décembre 2018, l’Arc de Triomphe est à son tour vandalisé par des graffitis, les salles à l’intérieur sont elles-aussi pillées.

L’apaisement

Alors que la colère monte dans tout le pays, Emmanuel Macron jugé arrogant décide d’adopter une politique d’apaisement. Pour l’année 2019, le gouvernement annonce l’annulation de la hausse de la fiscalité sur les carburants et 100 euros de plus par mois pour les salariés au smic. Le 15 janvier, le gouvernement se rend compte que la politique d’apaisement ne fonctionne pas vraiment sur les manifestants et décide de lancer « un grand débat ». Emmanuel Macron part à la rencontre des français pour écouter la colère de chacun. Il participe activement aux différents débats afin de faire évoluer la situation critique dans le pays.

La crise a tout de même durée deux ans et aujourd’hui encore certains manifestants vêtus du fameux gilet jaune continuent de se rassembler dans certains endroits de l’Hexagone, même si le mouvement a perdu en crédibilité et en popularité. En cause, la violence de certains manifestants et les différentes récupérations politiques qu’on fait les extrémistes. Un mouvement social et spontané sans précédent.

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A lire aussi : Nexem : la manifestation #SolidaritéEnDanger

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