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C’était il y a 75 ans … Pinocchio, le petit garçon de bois

Incroyable mais vrai, la fée bleue donnait vie à la marionnette de Gepetto il y a déjà 75 ans. Pinocchio, Figaro, Jiminy Cricket et Gepetto soufflent les bougies de leur long-métrage et VL vous propose de redécouvrir le classique de la fameuse marionnette.

Plus exactement, le deuxième classique d’animation Disney sortait aux États-Unis en 1940. Mais avec la guerre qui régnait en France, Pinocchio n’arriva dans les salles françaises qu’en mai 1946, soit il y a tout juste 75 ans. 

Le conte de Pinocchio

Le jeune petit garçon et sa folle aventure sont tout droit inspirés du conte Les Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi. Bien qu’on puisse reconnaître à Walt Disney son âme d’enfant spectaculaire, on peut lui reprocher qu’il n’avait pas beaucoup d’imagination. 

Dans le conte de 1881, on retrouve le fameux Geppeto, un menuisier italien, qui fabrique une marionnette. Il la nomme Pinocchio. Après que la fée bleue lui ait offert la vie, le pantin vivra de folles aventures en affrontant un loup, un chat et un montreur de marionnettes. En s’enfuyant avec son ami Lumingon au Pays des jouets, les deux seront transformés en âne. Alors que Geppeto part à sa recherche, le petit garçon de bois sera jeté à la mer et avalé par une baleine. Autant dire que le dessin animé en est la copie conforme. 

Pas le succès escompté 

Après la réussite énorme du précédent classique, Blanche Neige et les Sept Nains, Walt Disney souhaitait renouveler le succès avec un nouveau classique en 1940. Malheureusement, avec la Seconde Guerre mondiale en Europe, le long-métrage ne put être projeté en France qu’en 1946. 

Le film a connu diverses modifications au cours du temps. Deux doublages différents ont été nécessaires en France puis d’autres retouches successives pour l’améliorer. Bien qu’il n’ait pas eu un succès phénoménal à l’époque, aujourd’hui, il est considéré comme le sommet de l’art de l’animation grâce aux soucis du détail de Walt Disney. En effet, chaque scène est travaillée jusqu’à la plus petite horloge (clin d’œil à Gepetto). 

Une polémique autour du tabac et l’alcool

Bien qu’en Europe, la présence de ses deux addictifs n’ait pas posé problème, les États-Unis eux n’ont pas du tout apprécié. À l’époque, plusieurs films d’animation étaient visés par cette demande de supprimer l’alcool et les cigarettes. Pinocchio, bien que pointé du doigt, est passé entre les mailles du filet et n’a pas eu à supprimer ses scènes. Pourtant, l’abus de ces substances fait partie intégrante de la morale. C’est après avoir fumé un cigare et bu de la bière avec son ami que les deux se transformeront en âne.

Une histoire triste mais pleine de morale 

Dès le début du dessin animé, on comprend la note sur laquelle le film va se rythmer. Le pauvre menuisier vit seul avec son chat Figaro et son poisson qu’il nomme « ma sirène », Cleo. Alors qu’il taille une marionnette, Gepetto s’amuse à la faire danser. Il espère au plus profond de lui même qu’un jour un jeune petit garçon égaillera ses journées. Une étoile filante traverse le ciel et dans la nuit, une fée bleue apparaît et offre la vie à Pinnochio. Dans une ribambelle d’aventures, le petit garçon apprendra grâce à sa conscience (Jiminy Cricket) à ne pas mentir, à se méfier des inconnus et surtout à ne pas consommer de produits illicites !

Outre l’aspect sombre et triste du long-métrage, ce dernier déborde tout de même d’humour et surtout d’amour. Sans oublier l’espoir de Pinocchio de devenir un « vrai petit garçon » qui émeut particulièrement.

Ses récompenses 

Quand on pense à Pinocchio, on ne peut pas s’empêcher de fredonner la chanson « Quand, on prie la bonne étoile ». Le film, jugé « culturellement significatif » selon la Bibliothèque du Congrès, a permis d’apporter une vision de l’Italie encore peu représentée dans les long-métrages de l’époque. Il a, par ailleurs, remporté l’Oscar de la meilleure musique pour un film musical. Quelques années plus tard, en 2008, l’American Film Institute plaçait Pinocchio dans ses « Dix meilleurs longs métrages d’animation de tous les temps ». 

Après Pinocchio…

Depuis la sortie du long-métrage éponyme, on retrouve le petit garçon dans la culture populaire. Suite à sa première sortie dans les salles du monde, le classique a été de nombreuses fois remis à l’affiche. Le personnage de Jiminy Cricket est réapparu dans plusieurs dessins animés comme Coquin de Printemps en 1947. Le chat Figaro a été également dans la série de Minnie House. Pinocchio, quant à lui, réapparaît à l’écran en 1988 dans la scène finale de Qui veut la peau de Roger Rabbit, en compagnie de Grand Coquin. 

Dans les parcs Disneyland, il est possible d’apercevoir son personnage au côté de son père Gepetto. De plus, des attractions lui sont même dédiées à Disneyland Paris et Tokyo Disneyland. Sur Amazon Prime, en 2019, la marionnette réapparait sous une forme plutôt réaliste mais effrayante. Le Live Action des studios Disney, quant à lui, sortira apparemment sur Disney+ en 2022 et sera réalisé par Robert Zemeckis.

À lire aussi : C’était il y a 70 ans … Alice au pays des merveilles, le classique psychédélique

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