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Condamnation de Trump : peut-il toujours se présenter à la présidentielle ?

Donald Trump, jugé coupable ce jeudi 30 mai pour falsification de documents dans l’affaire Story Daniels compte faire appel. L’ex-président américain avait candidaté aux présidentielles de novembre.

C’est une décision historique… Hier, en ce jeudi 30 mai, Donald Trump, ex-président et candidat du Parti républicain à la Maison Blanche a été jugé dans une affaire judiciaire. Il a été reconnu coupable de l’ensemble des chefs d’accusations portés contre lui dans l’affaire Story Daniels. Il était accusé d’avoir maquillé des paiements pour acheter le silence de l’ancienne actrice de films pornographiques Story Daniels, qui affirmait avoir eu une relation extra conjugale avec lui. Un procès qui soulève des questions sur son avenir politique à cinq mois de l’élection présidentielle américaine, en novembre 2024. Sa peine sera connue le jeudi 11 juillet. Il pourrait recevoir une simple amende ou être confronté à de la prison .

Donald Trump compte faire appel

Donald Trump doit compter un mois au maximum pour notifier son intention de faire appel. L’avocat de l’ex-président a déclaré, dès la sortie de l’audience, qu’il le fera « dès que possible ». Son appel aura un effet suspensif sur sa peine d’ici l’élection. Trump de son côté assure qu’il est « innocent » et dénonce un procès truqué. Il affirme que le « véritable verdict » aura lieu le 5 novembre prochain, dans les urnes. Il a par ailleurs prévu une conférence de presse ce vendredi 31 mai.

À lire aussi : Que cherche à faire Donald Trump avec son “mugshot” ?

Une candidature éligible même en prison

Ce premier verdict n’empêche pas le milliardaire d’être candidat à la présidentielle 2024 face à Joe Biden, l’actuel président américain. Au contraire, il en a la liberté. Même en cas d’une hypothétique condamnation, il n’existe actuellement aucune loi fédérale qui empêche explicitement une personne condamnée de se présenter à l’élection présidentielle. En effet, la Constitution des États-Unis ne mentionne pas de disqualification basée sur des condamnations pénales. Trump pourrait donc légalement se présenter à nouveau. Néanmoins, l’élection d’un président condamné et incarcéré créerait une importante crise juridique.

Un cas a déjà était vu il y a plus de 100 ans. En 1920, Eugene Debs, condamné pour s’être opposé à l’envoi de troupes en Europe lors de la Première Guerre mondiale, avait fait campagne depuis sa cellule. Il avait obtenu près d’un million de voix.

Une vérité en novembre

Alors que Donald Trump peut toujours faire campagne, sa condamnation aura peu d’impacts sur ses électeurs. En effet, les Américains connaissent depuis plusieurs années le profil du personnage de l’ex-président des États-Unis. Dans les sondages, il n’a toujours pas chuté et se retrouve même coude à coude avec Joe Biden dans de nombreux États.

L’ancien locataire de la Maison Blanche a affirmé que le « véritable verdict » aura lieu le mardi 5 novembre. Il assure que ce ne sont pas les jurés qui décideront de son sort mais les millions d’électeurs américains. Son fils, Éric Trump appuie ses propos en prenant la parole lui aussi. « On se rappellera du 30 mai comme le jour où Donald Trump a gagné l’élection présidentielle. », a-t-il assuré. La famille Trump est donc certaine que le verdict ne bouleversera pas la campagne. Le 27 juin, lui et Joe Biden se retrouveront pour la première fois depuis 4 ans pour un débat sur CNN. Si Donald Trump remporte cette élection, il rentrera en fonction en janvier 2025. Cependant, il ne pourra pas se gracier ni ordonner l’abandon de ces poursuites puisqu’il est déclaré coupable dans le cadre d’une procédure de l’Etat de New York, et non pas fédérale.

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