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Coup de cœur – On a vu pour vous … les 3 premiers épisodes de Vingt Cinq (OCS)

Qui aurait cru qu’après Les Grands, OCS confirmerait aussi vite sa très grande forme en nous offrant une nouvelle pépite ? C’est pourtant le cas avec Vingt Cinq, ou le meilleur de Les grands associé au meilleur de Irresponsable.

C’est quoi Vingt Cinq ? À 25 ans, Jeremy ne se remet pas du choc de sa rupture avec son amour de jeunesse. Entouré de son groupe d’amis d’enfance, il recommence à zéro. Entre humiliations, erreurs et premières fois ratées, un portrait drôle et savoureux d’une jeunesse française.

Comme Les Grands, on ne l’avait pas vu venir, et sans doute faudra-t-il attendre la fin de la saison pour confirmer ce ressenti identique : celui d’être en face d’une petite pépite qui nous a pris par surprise.
Si Les Grands avait fait basculer OCS dans la cours des grandes chaînes, Vingt Cinq lui fait incontestablement franchir un nouveau cap.

Nouvelle création labellisée OCS Signature, Vingt Cinq affiche clairement son ambition dès les 3 premières minutes du premier épisode quand le héros de la série interprété par Bryan Marciano (de tous les postes puisqu’il a écrit et réalisé aussi la série) se fait larguer par sa copine après deux ans de vie commune à New York. La séquence regroupe tout ce que l’on verra sur les 3 épisodes : humour et tendresse, l’un contre balançant toujours l’autre. Bryan Marciano installe finement son personnage d’incorrigible “enfant” qui refuse de grandir, plutôt franchement égoïste (“je ne suis pas d’accord“) qui le caractérisera, et donne la réplique à Léa Millet (Julie), prisonnière d’un premier amour et qui elle a une envie de profiter de la vie sans rentrer dans la routine du quotidien. Et c’est précisément ce que montre cette série, une génération tiraillée entre désir de construire sa vie et l’abandon d’une certaine forme de liberté que sous entendrait l’engagement sous toutes ses formes.

En quelques minutes, les personnages sont posés et immédiatement attachants malgré leurs défauts qu’ils n’hésitent pas à afficher. La série parle cash, aborde les sujets de manière direct, mais toujours avec une forme de mélancolie qui lui va tellement bien. Parfaitement réalisée et mise en musique, Vingt Cinq nous touche plus qu’on ne l’aurait pensé, imaginé même.
Le cast est réussi au delà des espérances, en tête l’excellent Bryan Marciano, la touchante et magnétique Léa Millet ou le toujours nikel Pablo Pauly.

Sur ce que l’on a pu voir, Vingt Cinq démontre d’une grande maturité d’écriture, de mise en scène et de jeu, lorgnant du côté de la série des frères Duplass, Togertherness ou quand le populaire et la série d’auteur ne font plus qu’un. Est ce que le niveau sera maintenu tout au long des 12 épisodes ? Il est trop tôt pour le dire. Mais si c’est le cas, OCS tient entre ses mains une nouvelle pépite.

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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