Ce jeudi, Raúl Castro va laisser la présidence à son dauphin, Miguel Diaz-Canel. C’est historique ! Les Castro tenaient le pays depuis 1959 et la révolution. Raul reste cependant le premier secrétaire du Parti communiste de Cuba.

 

« Nous sommes face à une succession sans transition »  selon l’historien cubain Rafael Rojas. « Cette succession autoritaire, où les Cubains n’ont pas eu leur mot à dire, ne s’accompagne pas d’une transition vers la démocratie. » Pourtant, c’est un fait historique qui va se décider ce jeudi. Miguel Diaz-Canel, 57 ans, successeur désigné, devrait être élu président par l’Assemblée nationale cubaine.

Dix ans de transformation

Raul Castro avait pris le pouvoir en 2008 en remplacement de son frère Fidel, décédé en 2016, qui tenait la présidence de l’île depuis la révolution de 1959. À 86 ans, celui qui a été général puis force des armées révolutionnaires pendant un demi-siècle, avait lui-même établi une limite de quinquennat consécutifs.
Ses dix ans à la tête de l’État ont transformé en profondeur la vie des Cubains, mais le castrisme y est encore bien présent. Sur place aujourd’hui, on parle d’une actualisation, comme une mise à jour du pouvoir aux réalités du 21e siècle.

 

Une relève générationnelle

Son remplaçant sera Miguel Diaz-Canel, 57 ans. Ce dernier a fait l’intégralité de sa carrière politique en province, avant d’être rapatrié à La Havane par la direction du Parti. Avec lui, le régime vit sa première relève générationnelle effective. Cela traduit la volonté des commandants historiques, issus de la guérilla, de faire un pas vers les cadres nés après la révolution cubaine. Le président sortant ne quittera pas la politique pour autant, il reste premier secrétaire du Parti communiste jusqu’en 2021, année du prochain congrès du PCC.

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