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[Culte]: Alias, Back To The Pilot (ABC)

Avant de retrouver Victor Garber, l’un de ses héros, au micro de Radio VL rencontré cette semaine au Festival de Monte Carlo, retour en ce dimanche sur le pilote de la série culte Alias.

Créée par JJ Abrams, la série avec Jennifer Garner a laissé son empreinte sur la pop culture avec ses personnages iconiques et sa mythologie addictive. Il faut dire qu’elle réunissait de nombreux atouts pour devenir l’un des hits de ABC. Action à tout va, espionnage et un formidable casting : Autour de Jennifer Garner, on retrouvait en effet une distribution de haut vol composé de Michael Vartan, Bradley Cooper, Victor Garber, Carl Lumbly ou encore Ron Rifkin. Diffusée sur ABC à partir du 30 septembre 2001 (en France on la découvrira dès l’année suivante sur Téva, puis sur M6), Alias nous raconte l’histoire de Sydney Bristow, une étudiante pensant travailler pour le gouvernement via le SD-6, une sous-division de la CIA. Seulement lorsqu’elle confie ses véritables activités à son fiancé et que celui-ci est du coup assassiné, elle prend conscience qu’en fait le SD-6 est une société secrète aux motivations financières, utilisant cette couverture d’agence gouvernementale afin de parvenir à ses fins. En réalisant qu’elle n’est pas un agent de la CIA comme elle le pensait, elle va solliciter la véritable agence pour se faire enrôler comme agent double et permettre ainsi de mettre le SD-6 hors d’état de nuire. Tout cela étant déjà bien compliqué, elle apprend que son père avec qui elle a des relations orageuses est lui aussi un agent travaillant pour les deux agences.

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Ce premier épisode de la série est extrêmement efficace, adoptant un rythme parfait, tant dans l’action que dans la mise en place des enjeux dramatiques. La présentation des personnages est tout à fait juste, chacun suscitant à la fois des interrogations et dévoilant déjà certains traits de caractère qui s’affirmeront petit à petit. Extrêmement bien écrit et savamment mis en scène, le pilote dépasse sa condition apparente d’énième série mettant en scène une équipe luttant contre les traîtrises et dissensions internes et externes et nous dévoile un personnage principal qui endosse dès cet épisode inaugural toutes les panoplies à même de séduire un large public : Tantôt performante dans les combats à mains nue, tantôt sexy pour les besoins de sa mission, Sidney est une héroïne protéiforme qui impressionne et qui distille également émotion et empathie. Pas étonnant dès lors que le public s’enflamme d’entrée, le pilote réussissant un très beau lancement.  La recette mise en place par JJ Abrams est un savant dosage de quotidienneté et de missions exotiques dont les conséquences entraînent une action tonitruante.  L’intelligence du script est aussi d’avoir concocté un vrai méchant identifié comme tel dès le début, mais l’interprétation suave et subtile de Ron Rifkin fait que l’on ne peut asséner un avis définitif sur Arvin Sloane, même si l’on pressent évidemment que Sidney va avoir maille à partir avec lui plus souvent qu’à son tour.

Avec le recul, il n’est pas difficile d’établir une filiation entre Alias et Mission : Impossible 3 notamment dans la capacité qu’a JJ Abrams à mettre en scène l’action avec fluidité et une redoutable efficacité tout en laissant filtrer une humanité palpable (caractéristique de toute son œuvre de Félicity à Lost en télé en passant par Super 8). Jennifer Garner interprète Sidney avec un talent confondant non seulement dans les scènes d’action mais également grâce à sa propension à réussir à laisser passer l’émotion. Victor Garber est également très bon dans le rôle du père de Sidney et dans les nuances qu’il laisse passer. Il est encore un peu tôt dans ce premier épisode pour se faire une réelle idée de l’intérêt du personnage interprété par Michael Vartan, dont l’apparition est ici relativement courte, mais qui va prendre une place primordiale au fur et à mesure des épisodes. Le gros point fort de la série est que la distribution chorale ne dessert aucun rôle, car, du plus petit au plus grand, chacun a son moment. Forcément, on se souvient d’Alias avec une pointe de nostalgie et comme étant un programme redoutable dans sa conception, qui, s’il semblait reproduire un schéma déjà souvent vu à la télévision, parvenait à le transcender et à nous enflammer les sens. Incandescente à l’image de la perruque rouge de Sidney, Alias est de ces séries dans lesquelles il est bon de se replonger pour que nous reviennent en mémoire les effluves de souvenirs qui nous font remonter au cœur même de notre passion.

Crédit: ABC

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