En milieu de semaine dernière, de fortes pluies ont éclaté à l’ouest du Japon, provoquant d’importantes inondations et des glissements de terrain. Le bilan s’alourdit à 199 morts, et des dizaines de disparus.

Le pays n’a pas connu de catastrophe météorologique aussi grave depuis 1982. Une cellule de crise a été mise en place pour venir en aide à toutes les victimes. Le gouvernement fait état de neuf disparus, les médias locaux, eux, en comptent une soixantaine. Dans tous les cas, de lourds moyens ont été mis en place pour secourir les derniers rescapés.

Les survivants quant à eux, sont hébergés dans des refuges installés par les autorités locales. D’autres encore partent vivre chez leurs proches, alors que la plupart des habitations sont complètement détruites, faute des coulées de boue.

Le pays dispose en effet d’une configuration particulière : bon nombre de Japonais vivent sur les flancs de montagne, où les risques de glissements de terrain sont très élevés. Ces habitations, souvent situées en retrait des métropoles, restent difficiles d’accès, ce qui rend la tâche encore plus difficile pour les équipes de secours.

D’importants moyens mis en place

Nourriture, eau, et autres produits de première nécessité sont acheminés chaque jour pour leur venir en aide. “Nous les envoyons par route maritime et aérienne. Mais il faudra beaucoup de temps pour voir les zones touchées se rétablir”, indique Yoshinobou Katsuura, fonctionnaire de la préfecture d’Ehime.

Les 75.000 policiers, pompiers, soldats des Forces d’autodéfense [appellation de l’armée japonaise, ndlr] et garde-côtes font de leur mieux” pour porter secours aux sinistrés, ajoute Yoshihide Suga, secrétaire général du Cabinet.

Même si un maximum de personnel est mobilisé pour cette mission de sauvetage, les conditions de travail restent très dures. Avec 35°C à l’ombre, tout le monde doit rester “vigilant” rappelle le porte-parole du gouvernement. “Ce temps ensoleillé devrait durer une semaine au moins”, souligne-t-il, avant de mettre en garde contre les coups de chaleur et autres insolations. Pour y faire face, de nombreux ventilateurs sont installés dans les refuges.

 

Une gestion de crise “tardive”

Le Premier ministre Shinzo Abe est très critiqué dans sa façon de gérer la catastrophe. Pour l’opposition, le chef du gouvernement aurait trop tardé à intervenir, face à une situation alarmante. Sur les réseaux sociaux, c’est son absence de représentation officielle qui est pointée du doigt. En effet, le politique ne s’est pas souvent prononcé en public, mais s’est contenté d’entretiens directs avec les victimes.

Abe a fait le choix d’annuler sa tournée européenne, où il devait se rendre en France pour assister au défilé du 14 juillet, et en Belgique pour signer un traité de libre-échange. Le Premier ministre a donc préféré se rendre sur les lieux de la catastrophe naturelle. Résultat : une enveloppe de 18 millions de dollars est déboursée pour venir en aide aux familles.

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