Le lycée Arago de Paris, dans le XIIème arrondissement, a été infiltré par des dizaines d’individus, en marge de la grève des fonctionnaires. La Police est intervenue pour les déloger et les arrêter, ce qui a provoqué une indignation des parents.

Une invasion des lycéens à Arago

Mardi 22 mai a été marqué par une grande journée de manifestation à travers toute la France. A Paris, ils étaient 15 000 d’après la préfecture de police. « Lors de la dispersion de la manifestation, plusieurs dizaines de personnes ont pénétré dans le lycée Arago. Une réquisition a été établie par le chef d’établissement. Les forces de l’ordre sont actuellement en cours d’intervention pour faire cesser cette occupation et procéder à des interpellations. » a déclaré la préfecture de police. Bilan de l’intervention policière dans l’établissement, le 22 mai : 102 interpellations. Le total est de 128 arrestations si l’on prend en compte les personnes interpellées durant la manifestation.

Les parents se disent choqués

Les parents des mineurs interpellés après l’occupation du lycée Arago mardi à Paris dénoncent des méthodes policières draconiennes. Ils reprochent notamment d’avoir été informé sur l’arrestation de leurs enfants, seulement tard dans la nuit du mardi au mercredi.

Au micro d’Europe 1, Benjamin, étudiant de seconde de l’établissement, s’est exprimé sur la situation qu’il a vécue. « J’étais K.O, je n’en pouvais plus ». « Quarante-huit heures, c’est long, c’est très long » a-t-il dit. « Moi j’étais dans une cellule individuelle parce que j’étais malade, mais j’avais des camarades qui étaient nombreux dans des cellules à huit, voire à neuf ou à dix, c’était vraiment l’enfer. On n’avait aucune information, je n’ai pas pu parler à mes parents. Quand on m’a annoncé ma prolongation, j’étais K.O, je n’en pouvais plus. » continue-t-il.

Il affirme être venu en tant que pacifiste, seulement pour discuter. Il n’a pas cherché à se débattre : «  »Il n’y a pas eu de violences, on s’est retirés dans le calme, on a annoncé qu’on était pacifiques et on a tranquillement descendu les escaliers trois par trois, comme ils le nous demandaient. On a été fouillés, on n’a pas résisté. C’est une sorte de violence gratuite ».