Très critiqué par l’opinion américaine pour son décret « tolérance zéro », le président américain est revenu sur sa décision et a signé le mercredi 20 juin un décret pour empêcher la séparation des familles de migrants qui arrivent sur le territoire américain.

« Nous voulons garder les familles ensemble« . Cette phrase, elle a bien été prononcée par Donald Trump. Cet élan de solidarité de la part du 45ème président des États-Unis achève (enfin) la situation calamiteuse dans laquelle les autorités américaines se sont empêtrées ces derniers temps. Rappel des faits : début mai dernier, l’administration Trump a décrété la « politique de tolérance zéro« . Cette politique d’immigration répressive visait à arrêter systématiquement les migrants à la frontière, et séparer les enfants de leur famille. Des images d’étrangers enfermés dans des cages et d’enfants en pleurs ont depuis choqué et divisé l’opinion américaine. Des PDG de firmes américaines, comme Apple et Google, se sont même indignées et ont demandé au président américain de « cesser cette politique inhumaine« .

Un retour en arrière surprenant

Point d’orgue de la polémique : l’intervention télévisée de Corey Lewandowski, un proche de Donald Trump qui réagit par un « ouin ouin » quand on lui apprend qu’une jeune fille atteinte de trisomie 21 a été séparée de sa famille à la frontière américaine. Le scandale est tel que le Time Magazine s’est fendu d’une couverture des plus provocatrices à l’encontre du président américain.

Il semble donc que les critiques aient atteint les oreilles du président. À tel point que ce dernier a signé mercredi dernier un décret interdisant et empêchant la séparation des enfants migrants de leur famille. Ce sont pourtant 2300 enfants qui ont été séparés de leurs parents. Pour l’anecdote, Mélania Trump aurait demandé aux démocrates et républicains de trouver une solution à la question. Même le Canada et le Mexique s’étaient indignés publiquement : « Nous lançons un appel au gouvernement américain, au plus haut niveau, pour qu’il reconsidère cette politique et donne priorité au bien-être et aux droits des petits garçons et petites filles, indépendamment de leur nationalité et de leur situation migratoire » a déclaré Luis Videgaray, ministre des affaires étrangères mexicain.