Laurent Wauquiez n’est presque plus à présenter. En effet, le candidat à la présidence LR est déjà une figure majeure du parti. Depuis 2012, il fait parti des quelques fers de lance sur lequel Les Républicains peuvent encore s’appuyer. Et c’est bien sur ce levier que la candidat s’est appuyé pour s’imposer comme le favori de l’élection.

Une carrière politique déjà bien remplie

Encore très jeune, l’actuel Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a déjà fait ses preuves. Il a été député de 2004 à 2007, avant d’occuper un poste de maire pendant sept années. Mais sa carrière a vraiment décollé sous la présidence de Nicolas Sarkozy pour lequel il devient Porte-Parole du gouvernement. Il occupera ensuite deux ministères, celui des affaires étrangères puis celui consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche, entre 2010 et 2012. Wauquiez devient alors une figure de proue de l’UMP puis des Républicains, après la défaite face à François Hollande. Il est alors secrétaire général puis président par intérim, et occupe finalement le poste de premier vice-président.

Sa ligne politique

Laurent Wauquiez souhaite mettre en avant « une droite vraiment de droite« . Il remet à ce propos volontiers en question la politique proposée par Emmanuel Macron. Selon lui, le Président de la République mène une politique pour Paris et ses environs, en se souciant moins du reste du pays. Le candidat s’imposer comme l’homme du peuple et de la ruralité.

Trois thèmes reviennent également régulièrement dans son programme : lutte contre le communautarisme, l’intégrisme islamique et l’assistanat.

Sa force ?

Doté d’une grande expérience politique malgré son âge plutôt jeune (42 ans), l’ancien ministre jouit d’une légitimité certaine par rapport à ces deux concurrents. Il brigue un poste qu’il a déjà occupé, certes par intérim, mais il ne navigue pas en terre inconnue.

Sa faiblesse ?

Sa radicalité. La droite qu’il souhaite incarner est une droite dure. Parfois proche du FN, le candidat LR assume ses idées et son projet, malgré plusieurs changements notable de lignes politiques au cours de sa carrière. À travers ce positionnement, il écarte inéluctablement une part de l’électorat de droite, qui pourraient à terme se tourner vers la République en Marche.

Ce qu’il peut espérer de l’élection

Wauquiez est le grand favori de l’élection. Il n’envisage qu’une chose : la victoire. Il peut même l’espérer dès le premier tour, en fonction de la mobilisation des sympathisants.

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